vendredi 30 janvier 2015

Les parfums et les fards à travers les âges par Octave Uzanne. Edition originale de 1927 sur Japon Impérial (50 exemplaires). Très bon exemplaire de ce joli petit livre illustré par Léon Carré.



Octave UZANNE

LES PARFUMS ET LES FARDS A TRAVERS LES AGES par Octave Uzanne, illustrations de Léon Carré.

Charles Blanc éditeur, Genève, 1927 [Imprimerie Alsacienne, Strasbourg]

1 volume in-12 (17,5 x 12 cm), broché, 52 pages. 4 photogravures en couleurs d'après les peintures orientalistes de Léon Carré. Très bon état. La couverture paraît un peu fanée mais tous les exemplaires ont été imprimés de la sorte (or et orange sur marron).

ÉDITION ORIGINALE.

1 DES 50 EXEMPLAIRES DU TIRAGE DE LUXE SUR JAPON IMPÉRIAL.

Histoire des parfums et des fards à travers les âges exprimée par cinq lettres à Florise. La première lettre à Florise intitulée : Du culte des parfums et de leur usage à travers les temps lointains. La seconde lettre à Florise intitulée : La Chine, l'antiquité grecque et romaine. La troisième lettre à Florise intitulée : De la vieille France gauloise à la Renaissance française et italienne. La quatrième lettre à Florise intitulée : Du siècle dix-septième jusqu'à présent. Et enfin la cinquième lettre à Florise intitulée : Sur la cosmétique et l'esthétique des fards à travers l'histoire.

Octave Uzanne à 76 ans lorsque paraît ce petit volume, l'un des derniers qu'il fait imprimer avec luxe : encadrements dorés ou argentés, hors-texte signés de Léon Carré, maître de l'orientalisme Art Déco à la française. Il prend même le soin de faire faire un tirage à 50 exemplaires sur papier du Japon pour le tirage de luxe. Si la bibliophilie semble l'avoir quitté depuis longtemps déjà, il apporte ici un soin tout particulier à un ouvrage qui devait lui tenir à cœur de voir paraître avant sa mort qui survient en 1931. Ce petit volume sera d'ailleurs réimprimé en 1930 dans une version moins luxueuse mais quasi identique (les décors ne sont pas imprimés en or mais en jaune-or). Nous ne connaissons pas de tirage de luxe pour cette reimpression de 1930 qui a dû être faites comme une réimpression sur des clichés de cette première émission.

Un joli petit ouvrage pour olfactophile convaincu.

TRÈS BON EXEMPLAIRE.

RARE SUR JAPON.

VENDU


mercredi 28 janvier 2015

Aigues-Mortes photographié vers 1860 par Edouard Baldus (1813-1889) - Tour de Constance et Tour de la Poudrière (remparts de la citadelle). Rares épreuves photographiques grand format 27 x 21,4 cm. montées sur carton (époque).



Tour de Constance (Aigues-Mortes)



Poudrière (Tour de la)
Côté du midi (Aigues-Mortes)

attribuées à
Edouard BALDUS (1813-1889)

2 tirages photographiques albumine papier monté sur carton (vers 1860)

Format du tirage photo : 270 x 214 mm

Format du carton (montage d'origine) : 455 x 320 mm

Bon état. Tirages sans défauts sur l'image. Tirages non signés.


Prix : 2.500 euros


Photographe d’architecture pionnier et reconnu, Edouard Baldus (1813-1889) participe à la Mission héliographique en 1851, opération commandée par la commission des Monuments historiques dans le but de dresser un inventaire du patrimoine français. Il poursuit ses déplacements dans tout le pays, photographiant notamment les inondations du Rhône en 1856. Il va jusque dans le sud de la France, en Provence et jusqu'en bord de mer. Son oeuvre est déterminante dans l'histoire de la photographie. Baldus, auquel on doit des vues d'architectures, d'ouvrages d'art, et de paysages, était un des photographes officiels du Second Empire, période durant laquelle il a sillonné la France pour répondre à des commandes prestigieuses. Auteur du premier album de chemins de fer, destiné à la reine Victoria, Baldus a imaginé un nouveau type d'illustration : idéaliser le paysage en photographiant pareillement un viaduc, une cathédrale, un rocher ou un site naturel. Le monumental et le spectaculaire sont deux préoccupations qui traversent l'oeuvre de Baldus, réputé pour la précision et la grandeur de ses épreuves. (source internet)

mardi 27 janvier 2015

Les Débardeurs par Paul Gavarni. 66 lithographies originales en premier tirage sur blanc. 12 lithographies aquarellées et gommées ajoutées. Reliure de l'époque. Rare.




Paul GAVARNI

LES DÉBARDEURS.

Paris, chez Bauger, imprimerie Aubert et Cie, s.d. (1840)

1 volume in-folio (34,5 x 26,5 cm) de 66 lithographies originales par Gavarni. Tirage en noir sur blanc (verso des lithos blanc). Papier vélin. Quelques feuilles plus ou moins teintées, quelques rousseurs parfois mais ensemble généralement frais et bien blanc.

Reliure demi chagrin bleu nuit, dos lisse orné en long (reliure de l'époque). Quelques frottements et usures aux coins. Bon état.



PREMIER TIRAGE DES LITHOGRAPHIES ORIGINALES DE GAVARNI.

SÉRIE COMPLÈTE DES 66 LITHOGRAPHIES "LES DÉBARDEURS".



Série inspirée par les intrigues des spectacles et les folies carnavalesques. Gavarni a consacré une première série de lithographies au Carnaval en 1838. Mais, comme le précise Lemoisne, cette première série n'a pas été mise en valeur du fait d'une technique encore hésitante. C'est à partir de 1840 que Gavarni donne sur ce sujet, toute sa verve et son imagination. Ce seront Les Débardeurs et le Carnaval à Paris. Celle des Débardeurs forme une large introduction descriptive ; elle montre leur extérieur d'abord, leur entourage, leurs ébats. La première lithographie de la série des Débardeurs a été déposée le 17 janvier 1840. Cette série marque incontestablement un des succès de l'artiste. Le débardeur, aux lignes sobres, si claquant dans son apparente simplicité, était devenu l'uniforme que revêtaient de préférence les dandys et sous lequel hommes et femmes, délurés sans être vulgaires, à l'aise sans être débraillés, gardaient un air net et élégant malgré les pires agitations du cancan. (Lemoisne)



ON JOINT :

12 épreuves aquarellées et gommées à l'époque de cette même série des Débardeurs. Quelques défauts dans les marges des planches, quelques déchirures sans gravité, quelques petits défauts mais bel ensemble de planches en couleurs tirées sur blanc. 

Référence : Paul-André Lemoisne, Gavarni, peintre et lithographe, 1804-1847, tome 1, 1924.

TRÈS BON EXEMPLAIRE EN CONDITION D’ÉPOQUE.



Prix : 850 euros



lundi 26 janvier 2015

La locomotion à travers l'histoire et les mœurs par Octave Uzanne (1900). Un des rares 60 ex. sur papier Japon impérial. Rare.


Octave UZANNE - Eugène COURBOIN, illustrateur - Léon Rudnicki, illustrateur

LA LOCOMOTION A TRAVERS L'HISTOIRE ET LES MOEURS par Octave Uzanne, illustrations dans le texte et hors-texte de Eugène Courboin. Nombreuses reproductions d'estampes anciennes.

Paris, Société d'Editions Littéraires et Artistiques, Librairie Paul Ollendorff, 1900 [impr. Renouard et Chamerot].

1 volume grand in-4 (29,5 x 20,5 cm) de XX-281-(2) pages. 20 gravures hors-texte sous forme de triptyques aquarellées par Eugène Courboin (volets décorés Art Nouveau par Léon Rudnicki).

Reliure demi-chagrin bleu, dos à nerfs, couvertures rouges imprimées en noir conservées (reliure de l'époque). Exemplaire très bien conservé, tant au niveau de la reliure que de l'intérieur (immaculé). Légers frottements à la reliure.


ÉDITION ORIGINALE.

Tirage à 1.570 exemplaires numérotés (1.500 ex. sur vélin teinté ; 60 ex. sur Japon Impérial et 10 ex. sur Japon, format colombier).

CELUI-CI, UN DES 60 EXEMPLAIRES SUR JAPON IMPÉRIAL AVEC UNE SUITE DES 20 HORS-TEXTE SUR CHINE IMPRIMES EN NOIR NON MIS EN COULEURS.


Après quelques Propos avant-coureurs ou Documents accumulateurs de ce livre ou encore Essai bibliographique et iconographique (en réalité bibliographie des plus complètes sur le sujet des transports en tous genres depuis l'antiquité jusqu'à la fin du siècle, qui occupe les XX premières pages), on trouve les chapitres suivants : La locomotion dans l'antiquité (origines - Chine - Egypte - Inde - Perse - etc.) - La locomotion à travers l'univers (hier et aujourd'hui) - La locomotion publique, privée et royale, les transports en commun tant au moyen-âge que pendant la Renaissance et jusques à Henri IV (la cavalerie, la chevalerie et l'artillerie - routes et voies de communication) - Carrosses et entrées solennelles (fêtes de gala, cérémonies funèbres, religieuses et militaires, cavalcades, carroussels et coches) - XVIIIe siècle (les chaises à porteurs, les carrosses sous Louis XV (la locomotion sous la révolution, les premières diligences, etc.) - La locomotion depuis la révolution - Les chemins de fer (emploi de la vapeur - les premières locomotives) - Tramways, Automobiles et Cycles (importance de la locomotion parisienne - etc.) - La locomotion à côté (véhicules de divers usages) - La locomotion au XXe siècle (les progrès de l'automobilisme).

Compte tenu de la date d'édition de cet ouvrage, l'aviation n'est pas traitée dans ce volume. Il faudra attendre la nouvelle édition de 1911 pour avoir une dernière partie entièrement consacrée à ce sujet.

On trouvera difficilement un ouvrage aussi complet et aussi richement et artistiquement illustré sur le sujet.


TRÈS BON EXEMPLAIRE DE CE LIVRE RARE SUR GRAND PAPIER.

VENDU

jeudi 22 janvier 2015

Le Carnaval de Gavarni (vers 1840). Album de 25 lithographies tirées sur blanc. On joint trois lithographies coloriées et gommées à l'époque des séries du Carnaval. Rare.



GAVARNI - Sulpice-Guillaume Chevalier dit Paul Gavarni

GAVARNI - LE CARNAVAL (1ère SERIE).

En vente au Bureau du Charivari et au Bureau du Journal pour rire. Imprimerie d'Aubert & Cie. Sans date (vers 1840).

1 volume grand in-4 (33,5 x 25 cm), broché, couverture imprimée de couleur saumon, 25 lithographies tirées sur blanc (pas d'impression au verso des lithographies), papier vélin blanc. Chaque lithographie est numérotée en haut à droite de 1 à 25. Elles portent la mention "Oeuvres nouvelles de Gavarni" en haut à gauche. Chaque lithographie comporte au bas une légende imprimée. Queques traces d'usure minimes à la couverture, solide, intérieur très frais, sans rousseurs sur les lithographies.




PREMIER TIRAGE (sur blanc).

PREMIÈRE SÉRIE COMPLÈTE DE 25 LITHOGRAPHIES.


Une deuxième série de 25 lithographies verra le jour également en album, vendu séparément.

Ses séries lithographiques (Les Enfants terribles, Fourberies de femmes) et ses dessins en font un observateur moqueur, parfois amer, de la société parisienne sous Louis-Philippe et le Second Empire. Il rejoint en cela les Goncourt, qui l'admiraient, et avec lesquels il était très lié. Gavarni s'était fait une spécialité de l'illustration du Carnaval de Paris. À tel point que, parlant de cette fête, un journal rapporte ceci, plus de vingt années après la disparition de l'artiste : « Le mot de Gavarni semble de plus en plus juste. – Le carnaval ! disait-il, ça n'existe pas, c'est moi qui l'ai inventé à raison de cinquante francs le dessin ! »

Il faut voir dans l'oeuvre dessinée (lithographiée) de Gavarni, le pendant de la Comédie hunaine de Balzac.

Le Carnaval parisien, durant la première moitié du 19e siècle, était une véritable institution. Les œuvres les plus amusantes sont sans aucun doute les « situations » de carnaval évoquées par Gavarni. Le thème du mari qui cherche sa femme désespérément, dit le « cocu », repris avec une certaine malice. Les scènes de séduction professionnelles faisant référence aux prostituées convoitant de nouveaux clients. Le thème de l’ambiguïté et de la tromperie illustré par des femmes déguisées en homme ou inversement, donnant lieu à un comique de situation. Cependant un obstacle demeurait, celui du «municipal» chargé de surveiller les bonnes mœurs : « Malheur à ceux qui se livreront à un entre-deux trop endiablé ou qui revêtiront un déguisement de nature à troubler l’ordre ou à blesser la décence ; ils risquent fort de terminer la nuit derrière les barreaux ! » écrit Balzac en 1841.

BEL EXEMPLAIRE DE CET ALBUM RARE EN CONDITION AUSSI FRAÎCHE.

On joint :

3 lithographies également intitulées (LE) CARNAVAL ou LE CARNAVAL A PARIS dans leur version aquarellée et gommée à l'époque. Épreuves à grandes marges, avec quelques petits défauts (déchirures, taches, dans les marges uniquement).





Ces trois lithographies, bien que sur le même thème, appartiennent à d'autres séries du Carnaval croqué par Gavarni dans les années 1840.

Prix : 500 euros

mercredi 21 janvier 2015

Bibliophilie : La Nouvelle Bibliopolis d'Octave Uzanne ou Voyage d'un novateur au Pays des Néo-Icono-Bibliomanes. Lithographies en couleurs d'H.P. Dillon. Un des 500 exemplaires sur vélin satiné dans une jolie reliure signée Blanchetière.



Octave UZANNE - H. P. DILLON illustrateur

LES ÉVOLUTIONS DU BOUQUIN - LA NOUVELLE BIBLIOPOLIS. Voyage d'un novateur au Pays des Néo-Icono-Bibliomanes par Octave Uzanne. Lithographies en couleurs et marges décoratives de H. P. Dillon. Frontispice à l'eau-forte d'après Félicien Rops. Nombreuses illustrations dans le texte et hors-texte.

A Paris, chez Henri Floury, 1897 [achevé d'imprimer par Edouard Cretté à Corbeil le 9 novembre 1896]

1 volume in-8 (19,4 x 12,7 cm) de XX-254-(2) pages. 8 lithographies en couleurs hors-texte.

Reliure demi-maroquin caramel-beurre salé à coins, dos lisse orné d'un décor mosaïqué, auteur et titre dorés, millésime en queue, tête dorée, relié sur brochure, couverture illustrée de Henri Thiriet conservée (en deux parties). Reliure à l'état proche du neuf, infimes frottements  aux coins (reliure signée BLANCHETIERE). Intérieur immaculé.


ÉDITION ORIGINALE IMPRIMÉE A 600 EXEMPLAIRES SEULEMENT.

CELUI-CI, UN DES 500 EXEMPLAIRES SUR PAPIER VÉLIN SATINÉ, AVEC UN ÉTAT DU FRONTISPICE D’APRÈS LE DESSIN DE FÉLICIEN ROPS, UN ÉTAT DES 8 LITHOGRAPHIES DE H. P. DILLON.



L'un des plus beaux livres de petit format, écrit, édité par Octave Uzanne, et dont la conception novatrice, tout en illustration pleine page avec encadrement lithographiés.

Voici le détail des chapitres : La Nouvelle Bibliopolis, le Symbolisme et la Littérature des Jeunes de Notre Heure (en guise d'avant-propos) ; La Bibliophilie Contemporaine (ses origines - ses étapes - ses tendances actuelles) ; Bibliophiles et Biblioscopes ; Physiologie du lecteur, un croquis en attendant un tableau (vingt dessins inédits de François Courboin) ; La monomanie des affiches (Précis historique - Les collectionneurs - les artistes français de l'affiche - les affiches à l'étranger) ; La renaissance de la reliure (la décoration extérieure des livres) ; Les ex libris modernes (notes succinctes sur l'art décoratif de ces marques de possession en France et à l'étranger).

BEL EXEMPLAIRE EN RELIURE DÉCORATIVE SIGNÉE.

VENDU


samedi 17 janvier 2015

Son altesse la femme par Octave Uzanne (1885). Illustrations de Félicien Rops (Gervex, Kratké, Moreau, Gonzalès). 1 des 100 exemplaires sur papier du Japon. Exemplaire parfaitement conservé tel que paru en librairie.



Octave UZANNE

SON ALTESSE LA FEMME PAR OCTAVE UZANNE. Illustrations de Henri Gervex, J.-A. Gonzalès, L. Kratké, Albert Lynch, Adrien Moreau et Félicien Rops.

Paris, A. Quantin, imprimeur-éditeur, 1885.

1 volume grand in-8 (27 x 18,5 cm) broché de (4)-XII-312-(2) pages. Illustrations en couleurs hors-texte et dans le texte en noir. Couverture rempliée illustrée par G. Fraipont. A l'état de parution, comme neuf.

ÉDITION ORIGINALE.

1 DES 100 EXEMPLAIRES SUR JAPON AVEC 2 ETATS DES ENCADREMENTS ET 1 ETAT DES HORS-TEXTE (CONTRECOLLÉS AVANT LA LETTRE).


Ce superbe livre, l'un des plus beaux consacrés à la femme par Octave Uzanne, est illustré de 11 très jolies eaux-fortes en couleurs hors-texte. Ce livre était publié à 45 francs. Le tirage "ordinaire" si l'on peut dire tant le papier est superbe, est sur papier teinté des Vosges (tirage à petit nombre non indiqué, sans doute moins de 1.000 exemplaires). Il existe 100 ex. sur Japon (100 fr.) et 100 ex. sur Japon réimposés (200 fr.).

Ce livre est recherché notamment pour les trois très jolies eaux-fortes données ici par l'artiste Félicien Rops (compendium maleficarum, l'amour aux champs, et mulieriana). Les autres eaux-fortes données par Gervex, Lynch, Kratké, Moreau et Gonzalès, sont de très grande qualité. Ces eaux-fortes en couleurs ont été obtenues grâce à la technique dite du "repérage", c'est-à-dire que l'eau-forte était "positionnée" avec précision grâce à des repères (petites épingles piquées en haut et en bas des feuilles) sous la presse pour chaque passage de couleurs différentes. Le résultat obtenu était très convaincant pour l'époque (1885). Le volume est également illustré de bordures de pages en noir à l'eau-forte, quelques petites gravures sur bois. Une réalisation magnifique et très innovante comme Octave Uzanne savait les diriger pour les bibliophiles de son temps.

La couverture est illustrée tout au long (plats et dos) d'une grande composition florale japonisante de G. Fraipont (parfait état).

Ce livre trait de l'histoire de la femme depuis le moyen-âge jusqu'aux dernières années du XIXe siècle avec la "Parisienne moderne". On peut y lire les chapitres sauivant : Le vray mirouer de sorcellerie, La mie du poete, La précieuse, La caillette, La citoyenne française, Les galanteries du directoire, Sous la restauration, L'amour aux champs, La parisienne moderne, et Mulieriana (mélange de pensées et d'aphorismes sur les femmes).

Carteret IV, 384 : "Ouvrage documentaire du plus vif intérêt."

Référence : Vicaire, Manuel de l'amateur de livres du XIXe siècle, tome VII, 924.



SUPERBE EXEMPLAIRE, TEL QUE PARU EN LIBRAIRIE, DE CE TRÈS BEAU LIVRE ÉRIGÉ A LA GLOIRE DE LA FEMME, PAR LE "MONSIEUR DE CES DAMES", OCTAVE UZANNE, BIBLIOPHILE ET HOMME DE LETTRES.

RARE DANS CET ÉTAT PROCHE DU NEUF SUR JAPON.

VENDU



jeudi 15 janvier 2015

La Satire sur les femmes de Juvénal illustrée de 30 eaux-fortes par Maurice de Becque (1923). Un des 250 ex. sur vélin de Rives à la forme. Superbe illustré moderne.



JUVÉNAL (Decimus Iunius Iuuenalis) - Illustrations de Maurice DE BECQUE

SATIRE SUR LES FEMMES. Traduite par Louis Jarty, illustrée de trente-deux (i.e. 30) eaux-fortes originales en couleurs de Maurice de Becque.

Editions de la Lampe d'Or, L. Baudel, s.d. (1923)

1 volume in-8 (26 x 19,5 cm), broché, VIII-77 pages chiffrées et 4 pages non chiffrées. Illustrations hors-texte et dans le texte en couleurs. 2 feuillets brochés tête-bêche (à l'envers), une ficelle rompue au centre (cahiers se détachent). Exemplaire à relier ou brochage à consolider. Très frais par ailleurs.

ÉDITION DE LUXE IMPRIMÉE A 330 EXEMPLAIRES, CELUI-CI UN DES 250 SUR VÉLIN DE RIVES A LA FORME.

30 EAUX-FORTE DE MAURICE DE BECQUE.


Cette superbe édition est illustrée de 6 très-belles eaux-fortes hors-texte pleine page en couleurs, 24 bandeaux et culs-de-lampe à l'eau-forte en couleurs, quelques lettrines gravées sur bois mises en couleurs également et quelques ornements en noir rehaussés d'une teinte lie de vin à l'aquarelle.

Ce livre est particulièrement difficile à trouver. Les illustrations de Maurice de Becque sont de toute beauté et d'un relief saisissant.

C'est le texte de la Satire VI de Juvénal (sur les femmes) qui a été imprimé ici dans une excellente traduction française. L'original latin occupe les dernières pages du volume. Juvénal (en latin Decimus Iunius Iuuenalis) est un poète satirique latin de la fin du Ier siècle et du début du IIe siècle de notre ère. Il est l'auteur de seize œuvres poétiques rassemblées dans un livre unique et composées entre 90 et 127, les Satires. Après un oubli de deux siècles, Juvénal a été très lu dès l'Antiquité tardive et au Moyen Âge — il existerait près de 500 manuscrits médiévaux des Satires. Sa vie est cependant très mal connue. Les biographes en sont réduits à des conjectures qui s'inspirent des événements, peut-être réels pour certains d'entre eux, dont il fait état dans les Satires.

"Je veux croire que sous le règne de Saturne, la Pudeur habita sur la terre ; qu'on y jouit longtemps de sa présence, lorsque de froides cavernes renfermaient, sous un abri commun, le foyer, les dieux lares, les troupeaux et les pasteurs ; lorsque les épouses, errantes sur les montagnes, n'avaient pour lits que des feuillages, des joncs entrelacés et les peaux des bêtes féroces dont elles vivaient entourées ; lorsque, bien différentes de vous, Cynthie, et de celle dont les beaux yeux versèrent tant de larmes sur la mort d'un moineau, farouches et d'un aspect souvent plus sauvage que leurs grossiers époux, elles abreuvaient de leurs mamelles gonflées de lait des enfants déjà robustes." (extrait de la Satire VI de Juvénal).

BON EXEMPLAIRE DE CETTE EDITION RECHERCHÉE A JUSTE TITRE.

VENDU

jeudi 1 janvier 2015

Le Diable amoureux de Jacques Cazotte (édition Jouaust de 1877). Un des rares exemplaires sur papier Whatman (30 ex.). Tirage rare pour ce texte classique considéré comme le précurseur du récit fantastique.



Jacques CAZOTTE

LE DIABLE AMOUREUX avec une introduction par Alexandre Piedagnel.

Paris, Librairie des Bibliophiles (D. Jouaust), 1877

1 volume in-16 (17,5 x 15 cm), broché, XI-119-(1) pages. Très bon état. Intérieur immaculé. Exemplaire à toutes marges.

NOUVELLE ÉDITION.

TIRAGE A PETIT NOMBRE AVEC EN SUS UN TIRAGE SPÉCIAL A 60 EXEMPLAIRES SEULEMENT.


CELUI-CI UN DES 30 EXEMPLAIRES SUR PAPIER WHATMAN.

Il a été également tiré 30 exemplaires sur papier de Chine.

De la Collection des Petits Chefs-d'oeuvre publiée par D. Jouaust. L'édition originale du Diable amoureux date de 1772 (Paris, Lejay), au format in-8 et orné de figures sur bois très-bizarres et même grotesques.

Jacques Cazotte (1719-1792) est né à Dijon en Bourgogne. Cazotte entra de bonne heure dans l'administration de la marine, après avoir étudié le droit chez un procureur, sur le conseil de Maurepas, son protecteur. Successivement écrivain principal en 1747, contrôleur en 1749, commissaire en 1750, il remplit pendant quatorze ans ces dernières fonctions aux Iles du Vent et à la Martinique, où il se maria, et se retira en 1760 avec le brevet de commissaire général; mais ni sous Choiseul, ni sous aucun de ses successeurs il ne put obtenir la liquidation de sa pension de retraite. Le P. La Valette, supérieur de la mission des jésuites à la Martinique, avait racheté de Cazotte, au moment où il quitta la colonie, ses propriétés au moyen de lettres de change que les supérieurs du P. La Valette à Paris refusèrent d'acquitter, alléguant que cette spéculation n'avait pas été autorisée par eux. Il s'ensuivit un long et retentissant procès que Cazotte finit par gagner. Lors de son retour en France, il habita tour à tour, avec sa femme et ses trois enfants, Paris et une maison de campagne à Pierry, près d'Epernay. Jusqu'alors il ne s'était fait connaître que par quelques poésies fugitives et par des chansons. Le véritable début de Cazotte fut Olivier (1762, 2 vol. in-12), poème en douze chants et en prose, mêlée de vers, sorte d'imitation de l'Arioste. Vers 1775, une transformation s'opéra dans l'esprit de Cazotte. Attiré de tout temps vers les sciences occultes, il devint l'un des adeptes de la secte des martinistes et s'adonna, dans sa retraite de Pierry, en compagnie de sa fille et de ses deux fils, qu'il avait également initiés, à toutes les pratiques des illuminés. Fervent royaliste, il épanchait ses inquiétudes sur la marche des événements dans une correspondance intime adressée à son ami Pouteau, secrétaire de de Laporte, intendant de la liste civile. Saisie aux Tuileries après la journée du 10 août, cette Correspondance mystique (titre parfaitement justifié de la réimpression de 1798, in-18) fut le motif de l'arrestation de Cazotte. A peine venait-il, grâce au dévouement de sa fille, d'échapper aux massacres de Septembre qu'il fut traduit devant le tribunal dit du 17 août. Ses lettres à Pouteau, publiées pour la première fois dans le Bulletin même du tribunal, furent la seule charge qu'on pût relever contre lui, mais elle suffit pour provoquer une sentence de mort. Après la lui avoir signifiée, le président du tribunal, Lavaux, qui était lui-même, dit-on, un initié, exhorta Cazotte à la mort par une allocution des plus singulières et tout au moins inutile, car la fermeté du vieillard ne se démentit ni devant ses juges, ni devant l'échafaud. (Maurice Tourneux).

Le Diable amoureux a été écrit en 1772 par Jacques Cazotte ; considéré comme le précurseur du récit fantastique. Cette œuvre est à la croisée du roman d'apprentissage et de la nouvelle fantastique. Mais elle est surtout le premier grand récit fantastique français. n jeune homme, Alvare, décide par forfanterie de convoquer le diable en compagnie de deux amis. Le diable lui apparaît d'abord sous les traits d'un chameau, puis d'un épagneul et enfin sous les traits gracieux de Biondetta, dont il accepte les services. Alvare s'efforce de résister aux séductions et aux agaceries de Biondetta. Il décide enfin de présenter Biondetta à sa mère pour pouvoir l'épouser. En chemin, ils s'arrêtent pour participer à une noce et comme on les a pris pour mari et femme, ils se retrouvent dans la même chambre. Au moment ultime, Biondetta jette le masque pour rappeler qu'elle est Belzébuth.

BON EXEMPLAIRE.

TIRAGE DE LUXE RARE.

Prix : 250 euros