lundi 23 février 2015

Lettre autographe de Jules Barbey d'Aurevilly à Catulle Mendès (30 avril 1883). " [...] le mardi je ne suis jamais libre, et je suis trop autoritaire pour me révolter contre mon esclavage."



Jules BARBEY D'AUREVILLY (1808-1889)

Lettre autographe signée adressée à Catulle Mendès (1841-1909).

1 page in-8 (19,5 x 12,5cm) à l'encre rouge, papier à en-tête imprimé en vert en haut au centre : "NEVER MORE". Légères traces de plis.

Lettre datée du 30 avril 1883. Jules Barbey d'Aurevilly décline l'invitation de Madame Augusta Holmès, alors compagne de Catulle Mendès. Barbey n'est jamais libre les mardi et il est "trop autoritaire pour (se) révolter contre (son) esclavage." Barbey prie son correspondant de remercier Madame Holmès "d'avoir pensé à (lui) pour (le) mettre, à sa table, au beau milieu de (ses) amis." Il achève par un très net "à vous, cher et brillant écrivain".

SUPERBE LETTRE DU CONNÉTABLE DES LETTRES AU POÈTE PARNASSIEN CATULLE MENDES.

Prix : 3.800 euros


samedi 21 février 2015

Contes et Nouvelles de Jean de La Fontaine, réimpression (1930) de luxe de l'édition dite des Fermiers Généraux (1762). Tirage à 500 exemplaires sur les cuivres originaux. Reliure plein maroquin à dentelle pastiche parfait XVIIIe s. Superbe exemplaire comme neuf.



Jean de LA FONTAINE

CONTES ET NOUVELLES EN VERS par M. de La Fontaine.

A Amsterdam, 1762 [Paris, Francis Guillot, 1930]

2 volumes in-8 (19 x 12,5 cm), XIV-268-(2) et VIII-306-(3)-16 pages. 80 figures hors-texte d'après les dessins de Charles Eisen, imprimées ici sur les cuivres originaux.

Reliure plein maroquin prune de nuit, richement orné aux petits fers dorés à l'imitation des reliures à dentelles du XVIIIe siècle. Petit fer à l'oiseau dans les angles des plats et au dos. Roulettes dorées formant encadrement intérieur des plats, doublures et gardes de papier marbré façon XVIIIe siècle. Tranches dorées. Reliure de l'époque (1930), imitation fine et parfaite des reliures du temps. Bien que non signées, ces reliures sortent probablement d'un atelier de reliure renommé de la première moitié du XXe siècle. Emboîtage bordé de maroquin et doublé velours. Parfait état de l'ensemble.


PREMIÈRE RÉIMPRESSION EXACTE DE LA CÉLÈBRE ÉDITION DES CONTES DE LA FONTAINE, DITE DES FERMIERS GENERAUX.

TIRAGE UNIQUE A 500 EXEMPLAIRES.

Celui-ci porte le numéro 464 et a été imprimé au nom du Docteur Jean Grimaud. Impression sur beau papier vergé fin teinté.


L'éditeur Francis Guillot affirme dans l'avertissement posséder les cuivres originaux de Charles Eisen. Ce sont ces cuivres originaux qui ont servi à cette impression. Le texte est en fac similé parfait. Les figures présentées ici sont dans leur état "découvert" (le diable de Papefiguière, le cas de conscience).



SPLENDIDE EXEMPLAIRE A L'ÉTAT DE NEUF.


SUPERBE RÉIMPRESSION DE LUXE DES CONTES DE LA FONTAINE DITS DES FERMIERS GÉNÉRAUX.

VENDU


jeudi 19 février 2015

Les lettres de Roger de Rabutin, comte de Bussy (dit Bussy-Rabutin). Edition ancienne la plus complète (1752). 6 volumes à relier (non rognés). L'une des plus intéressantes correspondances du Grand Siècle.




Roger de RABUTIN dit BUSSY-RABUTIN

LETTRES DE MESSIRE ROGER DE RABUTIN COMTE DE BUSSY, Lieutenant-Général des Armées du Roi, et Mestre de Camp Général de la Cavalerie Française et Etrangère. Avec les réponses. Nouvelle édition, où l'on a inséré les trois volumes de Nouvelles Lettres publiées en 1709, et rangé toutes les lettres selon l'ordre chronologique.

A Amsterdam, Chez Z. Chatelain et Fils, 1752

6 volumes in-12 (18 x 11,2 cm), 360, 374, 390, 376, 375 et 358 pages, dérelié (anciennement relié sur brochure, à toutes marges, non rogné). Portrait frontispice de l'auteur gravé à l'eau-forte. Pages de titres imprimées en rouge et noir. Exemplaire sans reliure (cahiers parfois décousus, dos cassés). Petites galeries de vers dans la marge inférieure du tome 2 et dans la marge inférieure de quelques feuillets du tome 6. Le tome 4 n'a pas de faux-titre (feuillet blanc qui le remplace d'origine). Très bon état intérieur. Complet.




NOUVELLE ÉDITION, LA PLUS COMPLÈTE A CETTE DATE.

On trouve un très grand nombre de lettres dans cette riche correspondance de Bussy-Rabutin. Exilé sur ses terres de Bourgogne à Bussy pendant près de dix-sept années à cause de son libertinage et surtout à cause de son Histoire amoureuse des Gaules qui circula en manuscrit et imprimée pendant toute la seconde moitié du XVIIe siècle, pour la plus grande fureur de Louis XIV qui ne lui pardonna jamais d’avoir chansonné les amours du roi. Mais ce qu’il y a de plus remarquable sans doute dans cette correspondance, c’est qu’on y trouve aussi les réponses des nombreux correspondants du comte, fait rare dans l’édition des correspondances anciennes qui nous sont parvenues. On y trouve notamment la plus célèbre de ses correspondantes, la marquise de Sévigné, Marie de Rabutin Chantal. On sait que c’est le fils de Roger de Rabutin qui édita en partie avec le Père Bouhours la correspondance de Bussy (1697-1709). C’est également le fils de Roger de Rabutin qui communiqua les manuscrits des premières lettres publiées de la marquise de Sévigné, quelques années plus tard.

EXEMPLAIRE COMPLET, A RELIER (le prix tient compte de cette condition).

VENDU


mercredi 18 février 2015

Les Martyrs de Chateaubriand (1809). Edition originale brochée (non restaurée). "une épopée en prose qui était comme l'application des théories littéraires du Génie du christianisme, et où Chateaubriand met en présence le paganisme expirant et la foi nouvelle achetant ses triomphes par le martyr" (Larousse).




François-René de CHATEAUBRIAND

LES MARTYRS OU LE TRIOMPHE DE LA RELIGION CHRETIENNE, par F. A. DE CHATEAUBRIAND.

Paris, Le Normant, 1809

2 volumes in-8 (22 x 14 cm), brochés, XXIV-414 et 403-(1)-(10) pages. Bien complet du feuillet d'errata à la fin du tome 2 qui corrige 4 fautes dans le tome 1. Bien complet du catalogue du libraire Le Normant (10 pages). Papier caramel de l'époque, reste de pièce de titre en papier imprimé au tome 2, l'étiquette au dos du tome 1 manque. Quelques coins roulés et quelques fentes au papier de couverture, mais les dos ne sont pas cassés, brochage solide. Intérieur frais. Beau papier chiffon sans rousseurs. Déchirure transversale à 2 feuillets du tome 1, sans manque, sans incidence sur la lecture.

ÉDITION ORIGINALE



Les Martyrs est une épopée en prose et une œuvre apologétique de François-René de Chateaubriand publiée en 1809. Elle mêle fiction et réflexion philosophique. L'œuvre ressemble moins à un roman qu'à une épopée où Chateaubriand, à travers l'évocation de martyrs chrétiens, glorifie le merveilleux d'inspiration chrétienne et réalise une synthèse du mégalithisme et de l'ossianisme. (Wikipédia).

Eudore était un officier romain converti au christianisme. Gouverneur de Condate au iiie, il fit libérer Velléda, fille d'un grand druide et elle-même druidesse qui avait été livrée à Rutilius Gallicus, puis conduite à Rome, pour avoir soutenu en 69-70 la révolte des Bataves (peuple germanique qui habitait la Hollande méridionale actuelle) contre l'empereur romain Titus Flavius Vespasien (9-79). La révolte était conduite par Civilis mais Velléda poursuivra la lutte après la soumission de ce dernier. Prisonnière puis libérée, Velléda tomba follement amoureuse d'Eudore, mais le chrétien refusa de rencontrer la prêtresse germanique. Éprise de ce dernier, qui se refuse à la rencontrer, "elle resta longtemps appuyée contre un arbre à regarder la forteresse" (Chateaubriand, Les Martyrs). De dépit, Velléda finit par se trancher la gorge. La fin d'Eudore ne sera guère plus heureuse. Il périra, avec sa bien-aimée Cymodocée, dans l'arène, sous les crocs d'un tigre "connu pour sa férocité". Avec cette figure, Chateaubriand met en scène, encore une fois, la tentation qui rapproche deux amants de cultures différentes et, pour une fois, la transgression de l'interdit.


"une épopée en prose qui était comme l'application des théories littéraires du Génie du christianisme, et où Chateaubriand met en présence le paganisme expirant et la foi nouvelle achetant ses triomphes par le martyr" (Larousse).


OUVRAGE CLASSIQUE TOUJOURS RECHERCHÉ, RARE DANS SA FRAGILE VERSION BROCHÉE.

VENDU

Bibliophilie : CATALOGUE OF THE LIBRARY OF ROBERT HOE of New York. Illuminated manuscripts, incunabula, historical bindings, early english literature, rare americana, french illustrated books, eighteenth century english authors, autographs, manuscripts, etc. (1911-1912).




Robert HOE [Bibliophile]

CATALOGUE OF THE LIBRARY OF ROBERT HOE of New York. Illuminated manuscripts, incunabula, historical bindings, early english literature, rare americana, french illustrated books, eighteenth century english authors, autographs, manuscripts, etc. To be sold by auction beginning on monday, april 24, 1911 by Anderson Auction Company, New York. Part four to be sold by auction beginning monday, november 11, 1912.

Anderson Auction Company, New York, 1911-1912

8 parties en 4 volumes in-8 (23 x 15 cm), 550/600 pages par volume, plus de 14.000 notices de livres rares. 120 planches photographiques hors-texte (reliures, pages de titre).

Exemplaire anciennement relié, sans reliure, corps d'ouvrage prêt à recevoir une reliure à la bradel (la reliure ancienne était très usagée et a été soigneusement retirée). Tête des volumes dorée. Complet. Bien complet de la liste des prix imprimée et reliée à la fin de chaque volume.

In 1884 Hoe and eight other bibliophiles formed the Grolier Club and " . . .[a]t an early meeting Hoe was elected the club's first president. . . . In the matter of the disposition of his libary, Hoe formed a careful plan. He was appalled at the condition of some of the institutional libraries he had seen in Europe and determined that his own books should not meet that fate. Arrangements leading up to the auction at the Anderson Auction Company in New York were elaborate. The annotated catalogues were done by talented bibliographer Arthur Swann and carried a special foreword by Hoe's friend and notable collector Beverley Chew. The lavish offerings attracted Ludwig Baer from Frankfurt, Théophile Belin of Paris, and Maggs and Quaritch from London. The record-breaking prices paid by the glamorous bidders were reported as news events in the daily press. George D. Smith seized top honors buying for Henry E. Huntington. He obtained the Gutenberg Bible on vellum for $50,000, the 'tall copy' of the first Shakespeare folio for $13,000, and the 'Book of St. Albans' for $13,000. John Pieerpont Morgan was able to get Morte d'Arthur for $42,800, and Quaritch bought the paper copy of the Gutenberg Bible for $27,500. . . . When the last session was over in November 1912, the sale total reached an unprecidented $1,932,000, a record that held until the Thomas W. Streeter sale of 1966. Hoe's importance as a collector can be explained in terms of his broad approach to fine printing and literature. His resourcefulness produced a library that, according to Chew, was 'the finest the country has ever contained.'" (Donald C. Dickinson, Dictionary of American Book Collectors, New York, 1986, 160-162).

Une des plus importante bibliothèque de bibliophile dispersée au début du XXe siècle.

Documentation de premier ordre.

BON EXEMPLAIRE, A RELIER DE NOUVEAU.

Prix : 250 euros

lundi 16 février 2015

Traité des maladies chirurgicales et des opérations qui leur conviennent par le baron Boyer (1818-1828). Edition en partie originale de l'ouvrage le plus important de l'auteur. Bel exemplaire en reliure d'époque.




Alexis BOYER [Premier chirurgien de Napoléon Ier]

TRAITÉ DES MALADIES CHIRURGICALES ET DES OPERATIONS QUI LEUR CONVIENNENT, par le Baron Boyer, membre de la Légion d'Honneur, Professeur de chirurgie-pratique à la Faculté de Médecine de Paris, chirurgien en chef-adjoint de l'Hôpital de la Charité, Membre de plusieurs Sociétés savantes nationales et étrangères, etc.

Paris, chez l'auteur et chez Migneret, 1818-1826

11 volumes in-8 (21 x 12,5 cm), XVI-464, 515, 638, 628, 630, 481, 588, 559, 512-(2), 606 et 384 pages. 7 planches gravées reliées à la fin du troisième volume.

Reliure de l'époque demi-veau caramel beurre salé, dos lisse ornés, filets dorés. Exemplaire en très bon état, reliure solide et décorative, intérieur frais. Beau papier vergé fin. Quelques rousseurs à quelques feuillets seulement. Légers frottements aux reliures, sans gravité.



ÉDITION EN PARTIE ORIGINALE.

Les tomes 1 à 4 sont datés de 1822 et portent la mention de troisième édition. Le tome 5 est daté 1818 et porte la mention de seconde édition. Les tomes 6 à 11 ne portent aucune mention d'édition (édition originale) et sont datés 1818 à 1826.

Les planches gravées à la fin du troisième volume montrent divers appareillages et organes : bandage pour la fracture de la clavicule (planche 1), machine pour exercer l'extension continuelle des membres inférieurs (planche 2), attelle de jambe (planche 3), appareillage pour fracture de la rotule (planche 3bis), rotule fracturée (planche 4), tumeur des muscles (planche 5), tumeur osseuse (planche 6).

Dans l'ordre des volumes on trouve : De l'inflammation - des abcès - De la gangrène - De la brûlure - Des plaies - De tumeurs - Des ulcères - Des fistules - Des fractures - De la carie - Du Spina-Ventosa - De la fragilité des os - De l'entorse - Des luxations - Des plaies des articulations - De certaines difformités - Des opérations - Des plaies de la tête - Des tumeurs de la tête - Des maladies des yeux - Des maladies de l'oreille - Des maladies des fosses nasales - Des maladies de la bouche - Des maladies du cou - Des maladies de la poitrine - Des plaies du bas-ventre - Des hernies du bas-ventre - Des maladies des reines - Des maladies des uretères - Des maladies de la vessie et de l'uretère - Des maladies de l'anus et du rectum - Des maladies des parties génitales - Des maladies de la main - Des amputations - De la saignée - Des cautères.


Alexis Boyer (1757-1833) est connu en tant que premier chirurgien de Napoléon Ier. Il est né à Uzerche, le 1er mars 1757. Issu d'une famille modeste, il monte dans la capitale en 1774 alors qu'il est âgé de 17 ans. A Paris il rencontre un étudiant en médecine qui le fait rentrer chez un barbier en tant que premier garçon. Tout son temps libre, il assiste à des dissections, la boutique du barbier étant voisine des amphithéâtres d’anatomie. Après 5 années d’études dans des conditions précaires, il obtient en 1781, la médaille d’or de l’Ecole pratique du collège de chirurgie. En 1782, il est élève dans l’hôpital de la Charité. Il y suit les cours et fait des pansements. Le 9 juillet 1787, il remporte le poste de chirurgien gagnant maîtrise pour lequel il postulait. En 1789, patriote convaincu, il participe, aux côtés des étudiants du collège de médecine, à la prise de la Bastille. En 1792, après délibération de l’Assemblée, Boyer devient chirurgien en second de la Charité. En 1795, Boyer est professeur de médecine opératoire à l’Ecole de santé de Paris. Très vite, lui est confiée la chaire de clinique externe. Après avoir enseigné l’anatomie, il inculque ses connaissances de chirurgie aux étudiants. Cette même année il rejoint l’école de Desault d’anatomie de l’Hôtel-Dieu, en tant que médecin tout d’abord, puis professeur adjoint. C’est au contact de cet éminent médecin que Boyer comprend toute l’impérative nécessité d’aborder l’anatomie avec rigueur et méthodologie. En 1797, il fait paraître le premier des quatre tomes de son Traité complet d’anatomie, description de toutes les parties du corps humain, dont la publication s’échelonne de 1797 à 1805. Avec le départ d’Antoine Dubois en Egypte, en 1798, il devient incontournable dans son domaine, ses maîtres étant prématurément décédés. Ainsi, enseigne-t-il tous les jours, quatre disciplines (anatomie, médecine opératoire, pathologie externe et clinique chirurgicale). Son cours de pathologie externe dure 15 ans et est le plus suivi. En 1804, il est nommé membre du service de chirurgie de l’Hôtel-Dieu, puis professeur de chirurgie à l’Ecole de santé. Il succède à Desault à la tête de la chaire de clinique chirurgicale. En 1805, Corvisart le recommande au nouvel empereur pour le poste de premier chirurgien officiant sur sa personne. Intègre et travailleur, Napoléon l’apprécie aussitôt et n’oublie pas de le combler d’honneurs. En 1806 et en 1807, il est aux côtés de son impérial patient pendant la campagne de Prusse. Quelques temps après, le Corse le missionne en Espagne pour y opérer le maréchal Suchet. A son retour, Napoléon l’autorise à rejoindre la Charité pour y continuer à délivrer son enseignement. Après avoir été fait membre de la Légion d’honneur, Boyer est fait baron de l’Empire en 1810. En 1811, il commence l’écriture de son Traité des maladies chirurgicales et des opérations qui leur conviennent. En 1814, cinq volumes sont publiés. La parution des six autres se poursuit jusqu’en 1826. Cette œuvre fondamentale est ce qu’il y a de mieux pour l’époque dans le domaine de la chirurgie. Boyer y a recueilli toute son expérience et tout son savoir acquis au cours de ses nombreuses années d’exercice et de labeur. Après la fin de l’Empire, il devient le chirurgien consultant de Louis XVIII, de Charles X, puis de Louis-Philippe. Il ne confiait à personne le soin de vendre ses livres et les vendait lui-même à son domicile, parce que, dans un souci d’équité, il leur fixait un prix de vente qu’il estimait juste et ne respectait pas celui des éditeurs. Comblé d’honneurs, il est élu membre de l’Académie de médecine, dans la section de chirurgie, en 1820, titulaire de la troisième chaire de clinique chirurgicale de la Charité en 1823, membre de l’Académie des sciences en 1825 et chirurgien en chef de l’hôpital de la Charité la même année. Ses travaux en font un des précurseurs de l’urologie, 50 années avant que cette discipline ne soit reconnue en tant que spécialité médicale indépendante, la première chaire d’urologie ayant été créée en 1870, à l’hôpital Necker, par Félix Guyon. Il meurt en novembre 1833 à l'âge de 76 ans.

Références bibliographiques : Androutsos Georges, « Alexis Boyer (1757-1833), éminent chirurgien et anatomiste, et l’étude des troubles mictionnels », in Prog. Uro., 2003 ; 13 : 527-532. Androutsos Georges, « Alexis Boyer (1757-1833), éminent chirurgien et anatomiste. La place de l’andrologie dans son œuvre. Varicocèle et hypospadias comme facteurs d’infécondité », in Andrologie, 2003 ; 13 (2) : 180-186. Bibliothèque Interuniversitaire (BIUM), communication personnelle, Paris, 2010. Boyer Alexis, Traité complet d’anatomie, description de toutes les parties du corps humain, Migneret (éd.), Paris, tome I, 1810, 3 ème édition. Corlieu Auguste, Centenaire de la Faculté de Médecine de Paris (1794-1894), Alcan – Baillère – Doin – Masson (éd.), Paris, 1896. Dubois F., « Eloge de M. Boyer lu à l’Académie de médecine le 14 décembre 1852 », in Mémoires de l’Académie impériale de médecine, J.-B. Baillère (éd.), tome VII, Paris, 1853. Dupont Michel, Dictionnaire historique des Médecins dans et hors de la Médecine, Larousse (éd.), Paris, 1999. Ganière Paul, « Dubois Antoine (1756-1837), médecin », in Revue du Souvenir napoléonien, décembre 1988 ; 362 : 51-52. Goudeaux Edmond, Alexis Boyer (1757-1833), sa vie, son œuvre, Jules Rousset (éd.), 1904.




BEL EXEMPLAIRE EN CONDITION D’ÉPOQUE DE CET OUVRAGE IMPORTANT.

Prix : 750 euros


jeudi 12 février 2015

Du droit du chasseur sur le gibier par Villequez (1864). Peut-on tirer ou prendre le gibier devant les chiens d'autrui ? - Du droit du chasseur sur le gibier dans la chasse aux chiens courants - Du droit du chasseur sur le gibier dans la chasse au chien d'arrêt - Du droit du chasseur sur le gibier quand il chasse sans chien - etc. Les deux appendices contiennent "de la chasse et des chiens chez les Romains et chez les Francs". Très bel exemplaire.



F.-F. VILLEQUEZ

DU DROIT DU CHASSEUR SUR LE GIBIER dans toutes les phases des chasses à tir et à courre, avec deux appendices et la loi du 3 mai 1844 sur la Police de la chasse, par F.-F. Villequez, Professeur à la Faculté de Droit de Dijon.

Paris, Librairie de L. Hachette et Cie, 1864

1 volume in-18 (18 x 11,5 cm), XIII-315 pages.

Reliure demi-chagrin marron de l'époque, dos orné, pièce de titre de maroquin vert, plats de papier chagriné marron. Exemplaire en excellent état, très frais. Reliure décorative.

ÉDITION ORIGINALE.


Voici les points abordés dans cet intéressante ouvrage : Droit de chasse - Droit de suite - Droit du chasseur sur le gibier - Droit moderne - Peut-on tirer ou prendre le gibier devant les chiens d'autrui ? - Du droit du chasseur sur le gibier dans la chasse aux chiens courants - Du droit du chasseur sur le gibier dans la chasse au chien d'arrêt - Du droit du chasseur sur le gibier quand il chasse sans chien - etc. Les deux appendices contiennent "de la chasse et des chiens chez les Romains et chez les Francs".

TRES BEL EXEMPLAIRE.

OUVRAGE RARE DANS CETTE CONDITION BIBLIOPHILIQUE.

VENDU

mercredi 11 février 2015

Manuscrit inédit sur la Révolution et le Consulat par L. Marmet du Jura : Mes Loisirs An XIV (1805-1806). "Qui répond d'ailleurs que le premier Consul ne violera pas son serment ; qu'il respectera constamment la liberté des citoyens ?" (extrait)




Louis Charles Hyacinthe MARMET

MES LOISIRS - L'AN QUATORZE [1805-1806].

MANUSCRIT INÉDIT COMPOSE DE 5 OUVRAGES DISTINCTS COMME SUIT :

- LES VEILLÉES D'UN SOLITAIRE. QU'EST-CE QUE L'AMOUR ?

22 pages et gravure en frontispice d'après Marilier.

- LETTRE AU C. P***à PORT-LIBRE, ISLE DE SAINT-DOMINGUE. 1er GERMINAL AN 8 [1799-1800].

pp. 23 à 68.

- AUX MÂNES DE MERCIER DE COMPIÈGNE, L’AMITIÉ RECONNAISSANTE. Suivi d'une Notice sur la vie et les ouvrages de C. F. Mercier suivie de quelques unes de ses lettres au C. M. [MARMET].

pp. 69 à 103. Portrait gravé de Mercier de Compiègne.

- OPINION D'UN MILITAIRE SUR LES MOYENS DE RETABLIR LA DISCIPLINE DANS LES ARMEES DE LA REPUBLIQUE. AN IX [1800-1801].

118 pages

- OBSERVATIONS SUR LES VENTES DE DOMAINES NATIONAUX CONSOMMEES EN VERTU DE LA LOI DU 28 VENTOSE AN 4 [1795-1796] ET SUR LES ABUS QUI SE SONT INTRODUITS DANS QUELQUES PARTIES DE L'ADMINISTRATION. Présentées au Conseiller d'Etat chargé des domaines nationaux. Par le citoyen L. Marmet, chef de Bureau à l'administration centrale du Département du Jura.

pp. 191 à 228.



5 parties reliées en 1 volume in-12 (13 x 8,5 cm).

Reliure de l'époque demi-veau brun, dos orné de roulettes dorées formant faux-nerfs, pièce de titre, plats de papier à la colle bleu. Quelques frottements à la reliure mais bel exemplaire bien conservé et décoratif. Intérieur écrit sur beau papier vergé légèrement bleuté, quelques mouillures sans gravité, très frais dans l'ensemble. Complet.

Manuscrit signé in fine L. Marmet et daté du 10 pluviose An 8 [1799-1800] (sans doute s'agit-il de la date de rédaction du dernier texte seulement).



L'ensemble de ces textes est inédit (inconnu au CCfr et catalogue Bnf). Que sait-on de L. Marmet, leur auteur ? Il se présente comme chef de Bureau à l'administration centrale du Département du Jura dans un des textes. On sait d'après les textes qu'il fut un temps militaire (pendant la Révolution) et qu'il y prit une part active. Retiré dans son département Franc-Comtois, il rédige ces textes "ses loisirs" et fait revivre en bonne part les événements de la Révolution et du Consulat.

Si le premier texte semble une bluette sur l'amour, les sentiments et l'amitié (non dénuée d'intérêt cependant), il en va tout autrement des quatre textes qui suivent.
Marmet donne ensuite une lettre très intéressante adressée vraisemblablement à un de ses amis en poste sur l'île de Saint-Domingue. Cette longue lettre de plus de 40 pages est très intéressante. Elle traîte des suites dramatiques de la Révolution et du Consulat mis en place. Les craintes de l'auteur au sujet de Bonaparte sont sans ambiguité. En voici un extrait significatif :

"Je remarque avec plaisir que vous n'attribuez point comme tant d'autres, les malheurs de la Révolution aux véritables principe du Républicanisme. En effet ce sont les fourbes, les intriguans, les laches déserteurs de la liberté qui, sous une funeste apparence de zèle et d'amour du bien public, ont sacrifiés les hommes et les choses, la vertu et la religion, en un mot la félicité publique, aux coupables projets d'une aveugle ambition. [...] Vous pensez que la journée du 18 brumaire, l'ouvrage d'hommes probes et sages, anéantira le chancre dévorant qui menace le corps politique d'une entière dissolution. C'était aussi mon espoir : de grandes choses, sans doute, ont été faites, mais les changements opérés dans la Constitution, nous présagent un avenir peu consolant, si l'on ne se hâte d'y mettre un terme. Avez-vous bien médité, ce code, unique fondement de notre sécurité, en qui repose la garantie de nos droits politiques. Les français demandaient une Constitution sagement combinée dans son ensemble et ses détails, appropriée à ses moeurs, à ses habitudes et à son caractère, qui préserva ses propriétés et sa personne des attaques perfides des factieux de cette classe d'hommes incorrigibles dont l'existence est surtout fondée sur le crime et les désordres. [...] On a confié la suprême magistrature à un Consul nommé pour dix ans .... dix années !... s'en est-il écoulé une seule, sans secousse et sans déchirement ! Le pouvoir d'un seul magistrat sera t'il plus à l'abri des atteintes de l'anarchie et du royalisme que ne le fut celui des assemblées nationales et du directoire qui l'ont précédé ? Qui répond d'ailleurs que le premier Consul ne violera pas son serment ; qu'il respectera constamment la liberté des citoyens ? [...]"

Marmet compare ensuite Bonaparte à César et la France à Rome, et annonce sa chute imminente. Passionnant en tous point.

Marmet offre ensuite un portrait inédit de Mercier de Compiègne (1763-1800), écrivain, éditeur et compilateur français, connu surtout pour ses ouvrages satiriques et libertins, et mort à seulement 37 ans. Marmet et Mercie furent amis et celui-ci offre ici cinq lettres intimes inédites, à lui adressées. La première lettre est datée de Paris, 4 nivose an 5. La deuxième lettre est datée du 24 floréal an 7. La troisième lettre est datée du 4 brumaire an 8. La quatrième est datée du 12 frimaire an 8. Et enfin la cinquième et dernière lettre est datée du 5 messidor an 8. Ce sont là cinq lettres très intéressantes qui touchent au plus près les liens d'amitié qui unirent les deux hommes, mais également qui courent sur l'actualité du moment.

Le texte suivant "Opinion d'un militaire sur les moyens de rétablir la discipline dans les armées de la République - An IX" est d'un intérêt tout aussi grand. Il concerne exclusivement l'armée et l'organisation militaire à revoir entièrement selon lui.

Le dernier texte "Observations sur les ventes de domaines nationaux"est très intéressant également et donne la position de Marmet sur les biens saisis aux émigrés ainsi qu'aux modifications à apporter dans la loi pour un fonctionnement pour juste. Ce texte est signé et daté de l'an 8.

Louis Charles Hyacinthe Marmet a laissé plusieurs textes imprimés : Considérations sur les émigrés (1799), Lettre à Dubois-Crancé, représentant du peuple, sur l'emprunt forcé et la contrainte par corps contre ceux qui ne paieront pas (1795) et M. de Chateaubriand réfuté par lui-même (1816).

TRÈS BEL ENSEMBLE DE TEXTES INÉDITS SUR LA RÉVOLUTION, LE CONSULAT ET DIVERS.

UNQUE.

VENDU



lundi 9 février 2015

Le courrier de la lectrice (titre non contractuel) Photographie stéréoscopique ancienne (vers 1860) Montage de tirages albuminés sur carton 17,3 x 8,5 cm



(détail d'une seule vue sur les deux)

Le courrier de la lectrice
(titre non contractuel)


Photographie stéréoscopique ancienne (vers 1860)

Montage de tirages albuminés sur carton 17,3 x 8,5 cm

Très bon état. Contraste bon. 

Voir photo.

Prix : 150 euros


Vue d'ensemble

dimanche 8 février 2015

L'amour romantique par Léon Cladel (1882), préface d'Octave Uzanne. Magnifique exemplaire maroquin doublé maroquin à dentelle dorée. Rare dans cette luxueuse condition d'époque.



Léon CLADEL, Octave UZANNE (préface), FERDINANDUS (illustrateur)

L'AMOUR ROMANTIQUE. Préface par Octave Uzanne. Illustrations de A. Ferdinandus gravées par Gaujean, F. Beaumont & Puyplat.

Paris, Ed. Rouveyre et Blond, Libraires-Editeurs, 1882

1 volume grand in-12 (20,5 x 14 cm), XXII pages de préface par Octave Uzanne, 226 pages (les pages 224 à 226 contiennent le catalogue de l'éditeur Edouard Rouveyre).

Riche reliure plein maroquin rouge très orné et doublé de maroquin. Plats ornés de fers rocailles et filets dorés formant un riche encadrement dans le goût du XVIIIe siècle, dos à nerfs très orné aux petits fers façon XVIIIe siècle également, doublure de maroquin bleu nuit encadré d'un large jeu de filets et roulettes dorés avec faisceaux dorés dans les angles dans des ovales dorés, le tout formant dentelle dorée dans le goût du XVIIIe siècle, gardes de moire rouge, tête dorée, relié sur brochure, non rogné pour les autres tranches, la couverture illustrée du brochage n'a pas été conservée (reliure de l'époque signée H. PRAT). Superbe exemplaire. A noter une éraflure estompée au second plat, infimes frottements et marques. Intérieur parfait, imprimé sur papier vergé de Hollande.


TIRAGE A PETIT NOMBRE SUR HOLLANDE.

4 EAUX-FORTES HORS-TEXTE D’APRÈS LES DESSINS DE FERDINANDUS.


Ouvrage publié avec luxe par le jeune éditeur-libraire Edouard Rouveyre avec la probable complicité-collaboration d'Octave Uzanne qui signe ici la Préface. De la Collection des Oeuvres choisies des écrivains contemporains. Ce recueil contient les textes : Confession d'une Mondaine - Huit Jours dans les Nuages - Aux Amours éternelles. Ce sont là trois œuvres de jeunesse de l'auteur qui roulent sur le thème de l'amour. Uzanne raconte dans la préface (Paris, 20 mars 1882) les liens qui unirent alors Léon Cladel à Charles Baudelaire.

Octave Uzanne était l'ami de Léon Cladel et l'exemplaire sur Japon qu'il possédait dans sa bibliothèque (tirage à 15 ex. sur ce papier), accompagné de lettres autographes de l'auteur, laisse comprendre tout l'intérêt qu'il portait à cet ouvrage en particulier. Dans la vente de ses livres en 1894, Uzanne, sous le n°89 commente ainsi : "Ah ! la tentation de la note pour ce numéro ... combien chatouillante ... Mais longue, longue, longue, elle apparaît, comme dirait un Mallarmiste. - Fuyons ... n'écrivons rien .... alors que les souvenirs se pressent. Du Paradis des Boucassiés, ta demeure dernière, ami Cladel, tu dois être content." Au n°87 de ce même catalogue, il écrivait encore : "Le Cher Cladel, "celui du carrefour de Sèvres", il s'estompe déjà dans notre souvenir avec sa tête vigoureuse de Christ ... d'un Christ qui ferait des poids sur la place publique. - Paysan égaré parmi des civilisés, impropre aux mignardises du temps, touffu et épineux de style comme l'est de feuilles un buisson de houx, mais solide, sincère, honnête et droit. Ses livres ont une rudesse sauvage qui réconforte."


MAGNIFIQUE EXEMPLAIRE QUI N'A ÉTONNAMMENT REÇU LES HOMMAGES D'AUCUN EX LIBRIS.

TRÈS RARE DANS CETTE SUPERBE CONDITION D’ÉPOQUE.

VENDU


vendredi 6 février 2015

Le semeur de cendres par Charles Guérin (1873-1907), poésies, illustrées par Aguste Leroux (Ferroud, 1923). Exemplaire sur Japon avec double état des eaux-fortes. A relier.



Charles GUERIN - Auguste LEROUX, illustrateur

LE SEMEUR DE CENDRES. Illustrations de Auguste Leroux, gravées à l'eau-forte par E. Decisy, sur bois par Clément.

Paris, Librairie des Amateurs, A. Ferroud - F. Ferroud, succ., 1923

1 volume in-4 (25 x 16,5 cm), broché (débroché), sans couverture, 220 pages. Exemplaire en parfait état mais à relier. 15 eaux-fortes originales d'après les dessins d'Auguste Leroux (1 frontispice en couleurs, 11 hors-texte, 2 en-tête et un cul-de-lampe).


NOUVELLE ÉDITION.

TIRAGE A 1.225 EXEMPLAIRES.

CELUI-CI, 1 DES 100 EXEMPLAIRES SUR JAPON AVEC DOUBLE ÉTAT DES ILLUSTRATIONS.


Ouvrage poétique publié pour la première fois en 1901 au Mercure de France.

Charles Guérin appartient à une dynastie d'industriels lorrains, propriétaire de la célèbre Faïencerie de Lunéville-Saint-Clément, connue aussi sous le nom Keller et Guérin. Au sein de cette grande famille, où il est l'aîné de huit enfants, il reçoit une solide éducation humaniste et religieuse, dont l'influence sur l'œuvre poétique est déterminante. Il fait ses études à Saint-Pierre-Fourier (Lunéville), puis à la Faculté des Lettres de Nancy, où il prépare une licence d'allemand (1894-1897). À ses études le jeune homme préfère largement la poésie. Il publie son premier recueil Fleurs de neige en 1893, puis Joies grises en 1894 et Le Sang des crépuscules en 1895, trois recueils marqués par l'influence du poète symboliste belge Georges Rodenbach qui préface un recueil. Il fait également de nombreux séjours à Paris, où il fréquente les cercles poétiques et littéraires à la mode, en particulier le salon de José-Maria de Heredia et les célèbres Mardis symbolistes de Stéphane Mallarmé. Alfred Vallette, directeur du Mercure de France, lui confie la rédaction de quelques articles de critique littéraire et artistique et édite ses œuvres : Le Cœur solitaire, Le Semeur de cendres et L'Homme intérieur. Charles Guérin se consacre désormais entièrement à la littérature, écrit de nombreux poèmes, dont beaucoup ne seront jamais publiés, un projet de roman, des notes diverses de voyage... Il collabore aussi à plusieurs revues dont L'Ermitage et fréquente de nombreux jeunes écrivains : Paul Léautaud, Maurice Magre, Paul Fort, Jean Viollis, Albert Samain, et surtout, à partir de 1897, Francis Jammes, auquel le lie une grande et profonde amitié et qui est le dédicataire de plusieurs poèmes. La vie parisienne de Charles Guérin est entrecoupée de nombreux voyages à l'étranger : en Allemagne, particulièrement à Bayreuth, où il découvre avec enthousiasme l'œuvre de Richard Wagner, mais aussi en Belgique, en Suisse, en Italie... Ou encore sur la Côte d'Azur, ou dans le Béarn, à Orthez (Basses-Pyrénées) chez Francis Jammes. Un amour passionné et malheureux, mais surtout une sensibilité irrémédiablement mélancolique et une santé fragile épuisent vite le poète, qui meurt prématurément d'une tumeur au cerveau, à l'âge de 33 ans, en 1907. La sincérité, la douleur et la profondeur de son œuvre situent Charles Guérin dans la pure tradition lyrique de la poésie française, entre Symbolisme et Parnasse, à la transition des XIXe et XXe siècles. (Source Wikipédia).

Nous proposons ici un exemplaire de l'édition la plus luxueuse de ces poésies.


BON EXEMPLAIRE SUR JAPON, A RELIER.

Prix : 200 euros


mercredi 4 février 2015

Bussy-Rabutin, Courtilz de Sandras et Corneille Blessebois : Histoire amoureuse des Gaules et autres romans historico-satiriques sur les Amours de Louis XIV et des princes de la cour du Grand Siècle. Bibliothèque Elzévirienne.



BUSSY-RABUTIN [et COURTILZ DE SANDRAS, CORNEILLE BLESSEBOIS]

HISTOIRE AMOUREUSE DES GAULES par Bussy Rabutin, revue et annotée par M. Paul Boiteau, suivie des Romans historico-satiriques du XVIIe siècle recueillis et annotés par M. C.-L. Livet.

Paris, chez P. Jannet, Libraire, [Bibliothèque Elzévirienne], 1856-1876.

4 volumes in-12 (16,5 x 11 cm), cartonnage éditeur percaline rouge décorée. XXIV-416 pages + catalogue de 48 pages de la Bibliothèque Elzévirienne et des autres ouvrages du fonds de P. Jannet (1er juin 1856) + XI-475 pages + VII-511 pages et X-429 pages. Beau papier vergé de Hollande. Quelques petits défauts aux reliures, solide. Intérieur comme neuf. Complet.

NOUVELLE ÉDITION, LA PLUS COMPLÈTE.

Ces 4 volumes contiennent les textes suivants : Histoire amoureuse des Gaules - Maximes d'amour - Carte du pays de Braquerie (ces trois premiers textes sont de Bussy-Rabutin) - Les agréments de la jeunesse de Louis XIV ou son amour pour mademoiselle de Mancini - Le Palais-Royal ou les Amours de madame de La Vallière - Histoire de l'amour feinte du Roi pour Madame - La déroute et l'adieu des filles de joye - Regrets des filles d'honneur à madame de La Vallière - La Princesse ou les Amours de Madame - Le Perroquet, ou les Amours de Mademoiselle - Junonie ou les Amours de madame de Bagneux - Les fausses prudes, ou les Amours de madame de Brancas et autres dames de la cour -  la France galante ou Histoire amoureuse de la cour (madame de Montespan, mademoiselle de Montpensier, etc.) - Le Passe-Temps royal ou les Amours de Mlle de Fontanges - Suite de la France galante ou les derniers dérèglements de la Cour (Amours de madame de Maintenon) - le Divorce royal ou guerre civile dans famille du grand Alcandre - Les Amours de Monseigneur le Dauphin avec la comtesse du Roure - Les vieilles amoureuses (Mme de Lyonne) - Histoire de la maréchale de La Ferté - La France devenue italienne, avec les autres désordres de la cour (les duchesses d'Aumont, de Ventadour et de La Ferté - Le grand Alcandre frustré - Amours de Louis le Grand et de Mlle du Tron - Le tombeau des Amours de Louis le Grand.

Cet ensemble est le plus complet concernant les romans sur les amours de Louis Le Grand et les princes de la cour de France dans la deuxième moitié du XVIIe siècle. Les notes sont nombreuses et indispensables pour bien apprécier la substantifique moelle de ces savoureux textes. La plupart du temps ces textes semblent désuets, datés ou à clé, ce qui, sans notes, en empêche une bonne compréhension.

BON EXEMPLAIRE.

Prix : 250 euros

Des prisons, de leur régime, et des moyens de l'améliorer (1821) par Ernest Danjou. Une vision progressiste du système carcéral dès 1821. Lettre autographe jointe. Edition originale.



Ernest DANJOU

DES PRISONS, DE LEUR RÉGIME, ET DES MOYENS DE L'AMÉLIORER, par M. E. Danjou, avocat à Beauvais. Ouvrage couronné par la Société Royale des Prisons, dans la séance du 15 mars 1821, présidée par S.A.R. Monseigneur Duc d'Angoulême.

Paris, A. Egron, imprimeur de S.A.R. Monseigneur, duc d'Angoulême, 1821.

1 fort volume in-8, broché, (22 x 15 cm) de XIII-559 pages. 4 figures hors-texte (plans). 1 lettre autographe signée de l'auteur montée sur le faux-titre. Couvertures prune d'origine passées (dos solide et non fendu), entièrement non rogné, et pratiquement non coupé (jamais lu plus loin que la page 105...), trace d'étiquette imprimée au dos (usée). Belle impression sur papier chiffon blanc, pratiquement sans rousseurs. Une petite auréole claire angulaire au bas de quelques feuillets (sans gravité).


ÉDITION ORIGINALE.

Exemplaire de dédicace offert par l'auteur à M. Després (mention manuscrite), accompagné d'une belle lettre autographe dans laquelle l'auteur écrit : "C'est à vos salutaires conseils que cet ouvrage doit l'existence et les encouragements par lesquels vous m'avez excité à y travailler doivent me garantir aujourd'hui de votre part l'indulgence dont je sens que j'ai besoin auprès d'un juge aussi éclairé." (le destinataire est M. Després, à Crécy - la lettre est datée du 23 octobre 1821 à Beauvais).

"De tous les maux qui peuvent atteindre l'homme, il n'en est peut- être pas de plus terrible que la perte de la liberté. Dans cet état déplorable , le prisonnier semble avoir brisé tous les liens qui l'attachaient à la vie : travaux, plaisirs, espérances, bonheur domestique , tout est perdu pour lui. Si, pour fuir l'accablante idée de ses douleurs présentes, il cherche un refuge dans le passé, il en est repoussé par le remords, ou par le souvenir amer d'une grande injustice, et l'avenir l'épouvante, à son tour, par la perspective désespérante de l'opprobre et de la misère qui attendent sa famille.

A des jours que flétrissent de continuelles souffrances , succèdent des nuits plus pénibles encore ; la solitude ne le délivre de l'odieuse société de ses compagnons d'infortune , que pour l'abandonner tout entier aux réflexions désolantes que lui inspire sa malheureuse position; et telle est l'horreur de son état, que cette triste consolation est encore un besoin pour lui. Telles sont les conséquences inévitables de la captivité, même la plus douce. Mais combien de fois ces maux affreux n'ont-ils pas été les moindres peines d'un prisonnier !

Combien de fois le poids des fers, la rigueur des cachots, l'insalubrité des prisons, l'avare despotisme des gardiens, et la tyrannie illégale, mais irrésistible de subalternes souvent choisis parmi les criminels du rang le plus abject, n'ont-ils pas ajouté de nouvelles amertumes à celles dont il est abreuvé. Une situation si cruelle méritait bien, sans doute, un regard de la pitié et cependant, de tous les malheureux, les prisonniers sont ceux qui, dans tous les temps, recueillirent le moins de secours et de consolations.

L'infortune la plus cruelle était la moins soulagée, et longtemps les prisonniers, oubliés au fond de leurs cachots, attendirent vainement qu'une main bienfaisante vînt essuyer leurs larmes. En gémissant de cet abandon où la pitié publique laissa pendant si long-temps les prisonniers, gardons-nous toutefois de calomnier l'humanité, et de croire que, jusqu'à nos jours, la bienfaisance fût exilée de tous les cœurs !

Tant d'hôpitaux , tant d'établissements charitables , tant de nobles associations pour la défense des faibles, le soulagement des malades et des indigents, prouvent que, même dans les siècles qu'aujourd'hui nous jugeons sévèrement, la philanthropie enflammait aussi des hommes généreux. Mais, en général, on ne compatit qu'à l'infortune dont on peut avoir quelque idée : la pauvreté , la maladie , les blessures reçues à la guerre, trouvèrent, dans tous les temps, les cœurs ouverts à la pitié. (...)

Il faut avoir réfléchi sur l'état d'un prisonnier, pour penser qu'il peut être victime d'une injustice ; que même, convaincu légalement d'un crime, il ne doit pas être puni plus sévèrement que la loi ne l'ordonne, et que l'arrêt qui lui enlève sa liberté ne le condamne pas à perdre la vie , par suite des maladies funestes qu'engendre le séjour des cachots. Jamais, peut-être, ces idées ne s'étaient présentées à l'esprit de ceux qui s'occupèrent alors des maux de leurs semblables; les prisonniers furent oubliés dans la distribution des premiers bienfaits de la philanthropie. (...)

Les progrès des lumières et de la civilisation n'apportèrent presque aucuns changements à cette triste position , et, long-temps encore, les prisonniers semblèrent victimes d'un oubli de la bienfaisance. Une injuste et funeste prévention détourna tous les regards d'infortunés qu'une opinion dédaigneuse enveloppait indistinctement dans la même proscription : on ne voyait que les crimes dont s'étaient souillés la plupart d'entre eux, sans considérer leur malheur à tous ; et le sentiment le plus favorable qu'ils pussent attendre , était l'oubli qui, en les délivrant d'un mépris injurieux , les laissait gémir, ignorés, dans des tourments inconnus. (...)"


(Extrait de l'ouvrage).


C'est assez pour connaitre le ton et les objectifs de l'auteur.

BON EXEMPLAIRE DE CE LIVRE PEU COMMUN.

Prix : 500 euros

mardi 3 février 2015

L'Abbesse de Castro de Stendhal. Edition bibliophilique dirigée par Octave Uzanne pour les Bibliophiles contemporains (Académie des Beaux Livres). Maroquin mosaïqué de l'époque signé S. David. Exemplaire Cortlandt-Bishop et Colonel Sicklès. Superbe exemplaire.



DE STENDHAL (Henri Beyle)

L'ABBESSE DE CASTRO avec des illustrations de Eugène Courboin.

Paris, Publié pour les Sociétaires de l'Académie des Beaux Livres (Bibliophiles contemporains), 1890 (achevé d'imprimer le 20 décembre 1890).

1 volume grand in-8 (26 x 17,5 cm), 170-(2) pages. Toutes les pages sont décorées d'encadrements en camaïeu par Eugène Courboin, eaux-fortes dans le texte gravées par Manesse d'après les dessins d'Eugène Courboin.

Reliure plein maroquin bleu nuit de l'époque signée S. DAVID, dos à nerfs ornés de fleurs de liseron et feuillages en mosaïque, tout comme les plats qui sont eux-mêmes décorés de liserons enchevêtrés dorés et mosaïqués formant encadrement (pastilles de maroquin olive et corail), tranches dorées sur brochure, couverture conservée. intérieur des plats doublé de soie brochée fleurie, encadrement intérieur de filets et fers dorés. Papier vélin de cuve fait main filigrané au nom de la société des Bibliophiles contemporains. Superbe exemplaire, à noter un mors fendu au second plat sur la longueur du premier caisson, sans gravité. Ensemble très décoratif et solide. Intérieur excellent, sans rousseurs.



TIRAGE A 160 EXEMPLAIRES PLUS QUELQUES EXEMPLAIRES.

CELUI-CI PORTE LE N°111 ET A ÉTÉ IMPRIMÉ POUR M. PHILIPPE OLOMBEL.

EXEMPLAIRE DE PROVENANCE PRESTIGIEUSE : DES BIBLIOTHÈQUES CORTLANDT F. BISHOP ET COLONEL SICKLÈS (avec ex libris gravés).



Il s'agit du deuxième ouvrage publié par les soins d'Octave Uzanne pour les membres de la jeune société des Bibliophiles contemporains, née à peine un an auparavant (novembre 1889).




Les encadrements par Eugène Courboin sont d'une inventivité et d'une imagination qui annoncent le Symbolisme et l'Art nouveau. Les eaux-fortes insérées dans les pages (différentes tailles) apportent un aspect esthétique supplémentaire à l'ensemble. Ce livre peu connu des bibliophiles, d'un tirage rare, mérite cependant toute leur considération. Les éminents bibliophiles qu'étaient Cortlandt-Bishop et le colonel Sicklès ne s'y étaient d'ailleurs pas trompés.



L’Abbesse de Castro est la plus connue des Chroniques italiennes de Stendhal et constitue un condensé particulièrement riche de l’écriture stendhalienne. l’écriture de cette chronique est contemporaine de celle de La Chartreuse de Parme : la découverte en 1833 de manuscrits italiens dans les bibliothèques ou chez de riches particuliers fournit la première impulsion à l’imagination de l’auteur, qui ne se démentira jamais jusqu’à sa mort prématurée. Stendhal s’empare de ce matériau et se l’approprie, tant et si bien que la majeure partie de L’Abbesse de Castro n’est en rien une traduction, mais bien une invention. Cette chronique se présente comme une histoire d’amour impossible entre Hélène, élevée au couvent de Castro, riche héritière d’une puissante famille des environs de Rome, et Jules, fils de brigand, et pauvre parmi les pauvres. Leur différence sociale, la religion, une sourde fatalité : tout s’oppose à leur union et concourt à leur perte. Histoire effrénée d’amour, de violence et de mort dans l’Italie du XVIe siècle, L’Abbesse de Castro revisite les grands mythes amoureux de la littérature. 



Détail du plat supérieur


TRÈS BEL EXEMPLAIRE RICHEMENT RELIE A L'ÉPOQUE D'UN SUPERBE LIVRE ILLUSTRÉ TYPIQUE DE SON ÉPOQUE.

VENDU