vendredi 29 avril 2016

Bibliophilie fin de siècle : L'Exemple de Ninon de Lenclos amoureuse (1898) par Jean de Tinan. Exemplaire offert par l'auteur à l'homme de lettres et bibliophile Octave Uzanne (avec envoi autographe) et enrichi de 47 petits dessins originaux par un artiste (non identifié). Couverture de Toulouse-Lautrec. Rare.


Jean de TINAN - Henri de TOULOUSE-LAUTREC, illustrateur

L'EXEMPLE DE NINON DE LENCLOS AMOUREUSE, ROMAN.

Edition du Mercure de France, Paris, 1898

1 volume in-18 (18,5 x 12 cm), broché de 214 pages. Couverture illustrée de deux lithographies par Henri de Toulouse-Lautrec. Exemplaire enrichi de 47 petits dessins originaux (7 x 5 cm) à l'encre de Chine et lavis, mine de plomb et crayon de couleur. Un seul dessin porte un monogramme que nous n'avons pu identifier. Brochage usagé, dos anciennement recollé, la couverture usée avec pli au bas du premier plat peut être conservée. Déchirure à l'angle du second plat de couverture renforcé avec un papier cristal collé (à restaurer). Intérieur complet et assez frais, papier teinté.

EDITION ORIGINALE DU DEUXIÈME MILLE.

Mention de deuxième édition sur la page de titre et au bas de la couverture. Volume achevé d'imprimer le 6 mai 1898 par l'Imprimerie Professionnelle pour le Mercure de France.

Il a été tiré 3 exemplaires sur papier Japon impérial, 12 exemplaires sur papier de Hollande et 25 exemplaires sur papier de Chine. Notre exemplaire sur papier ordinaire est justifié 1.704 au composteur.



EXEMPLAIRE DE DÉDICACE OFFERT PAR JEAN DE TINAN A OCTAVE UZANNE.

EXEMPLAIRE ENRICHI DE 47 DESSINS ORIGINAUX PAR UN ARTISTE RESTE MYSTÉRIEUX.



Le vendredi 25 novembre 1898 paraissait en une de l'Echo de Paris la chronique hebdomadaire d'Octave Uzanne titrée Visions de notre Heure, Choses et Gens qui passent. Des quatre petites chroniques rassemblées ce jour là, celle datée du 19 novembre est consacrée à la disparition du jeune Jean de Tinan mort à seulement 24 ans : "19 novembre [1898]. Jean de Tinan. -. Silhouette de souvenir. Pourquoi faut-il que non seulement nous avons à pleurer le subit départ de nos aînés, à saigner de la disparition de nos contemporains, mais encore à incliner nos regrets vers ceux qui poussaient à peine et que nous regardions grandir sur un fond d'espérance ? – Le pauvre Jean de Tinan s'en est allé, tout jeune et palpitant, emportant avec soi, comme eût dit Balzac, toutes ses illusions, s'ensevelissant, comme un roi d'Orient, avec les pierreries, les trésors, la fortune humaine que thésaurise la jeunesse. – Nous ne lirons plus dans le Mercure ses fantaisie capricantes sur les Cirques, Concerts et cabarets, ni ses livres ingénieux, alors qu'un peu hâtifs, où il exprimait en d'originales formules quelques unes de ses visions nouvelles de la génération en marche. Je revois ce grand garçon, long, mince, au visage pâle, souriant d'une façon constante, mais d'un sourire accentué de mélancolie ; je le revois sous le feutre mou dont il ombrageait son chef avec ses beaux yeux noirs enquêteurs et inquiets devant lesquels, comme de funèbres papillons, devaient tournoyer des feuilles mortes, présage de ses brèves destinées ! Que de beaux titres de livres il nous ravit jalousement ! – Il avait le génie des titres étranges, amusants et non sans logique. Il montrait un dandysme très personnel : il eût créé un smart à part dans la littérature de demain." (Octave Uzanne). 



LES ENVOIS AUTOGRAPHES DE JEAN DE TINAN SONT PRÉCIEUX ET RARES.

EXEMPLAIRE UNIQUE QUI MÉRITE LES HONNEURS DE LA RELIURE.

Prix : 1.400 euros


jeudi 28 avril 2016

L'un des ouvrages les plus rares et les plus méconnus d'Octave Uzanne, paru sous le voile de l'anonymat : L'Angleterre Juive. Israël chez John Bull (1913). Violent pamphlet antisémite jamais réédité.


Théo-Doedalus [Octave UZANNE]

L'ANGLETERRE JUIVE. ISRAËL CHEZ JOHN BULL. Etudes sur l'histoire et la progressive influence des fils d'Israël dans la société, le négoce, la politique, l'armée, les lettres, les finances et les mœurs britanniques. 

Bruxelles, Veuve Ferdinand Larcier, Paris, Fontemoing et Cie, 1913

1 volume in-18 (18 x 12 cm) de 384 pages.

Cartonnage pleine toile marron de l'éditeur, tranches marbrées. Premier plat de couverture crème conservé. Exemplaire très frais imprimé sur papier vergé bouffant. Petits manque de papier à l'extrémité angulaire inférieure des derniers feuillets, sans conséquence.

ÉDITION ORIGINALE.

Exemplaire sans mention d'édition sur la page de titre ou la couverture. Il existe des exemplaires avec mention de cinquième édition (sans doute un retirage des couvertures pour une remise en vente du tirage entier invendu).



OUVRAGE ATTRIBUÉ A OCTAVE UZANNE PAR NOS SOINS.

De nos recherches bibliographiques découle la notice RBNF10559517 de la Bnf qui enregistre cet ouvrage sous le nom d'auteur : Octave Uzanne. L'Angleterre juive. Israël chez John Bull, études sur l'histoire et la progressive influence des fils d'Israël dans la société, le négoce, la politique, l'armée, les lettres, les finances et les moeurs britanniques / Théo-Doedalus, 1913 Site Octave Uzanne, enregistrement, 2013-01-11).

"Octave Uzanne, homme de lettres, curieux des pays, des mœurs, de la femme, des modes, du XVIIIe siècle, du monde moderne, épris des manifestations de l'esprit, bibliophile passionné, d'une science impeccable, - je vous salue !" ainsi commence cette préface. Il poursuit : "Il se trouve qu'à l'écart, sans suivre les voies tracées, renonçant délibérément aux succès de romans et de pièces de théâtres auxquels il pouvait prétendre, Uzanne a édifié une oeuvre d'une espèce particulière, à nulle autre pareille, dont l'énumération détaillée et analytique déborderait les limites de cette préface." Geffroy en indique ensuite à grands traits les subdivisions : Uzanne bibliophile, Uzanne voyageur, Uzanne, les femmes et la mode, ses rééditions de poètes et conteurs anciens, etc. Geffroy évoque ensuite les projets de livres d'Octave Uzanne (nous y reviendrons dans un prochain billet), puis enfin son ouvrage sur Pietro Longhi. Mais c'est la section bibliographique consacrée à Octave Uzanne voyageur qui retint mon attention dès la première lecture : "Le voyageur épris des aspects extérieurs, des modes de vivre, des sentiments indélébiles, de tout ce qui marque une région et une race, a réuni ses sensations, tableaux de vie pittoresque : la locomotion à travers l'histoire et les moeurs, sports et transports terrestres et aériens ; l'Angleterre juive, Israël chez John Bull, une des vues les plus perspicaces sur l'activité des comptoirs de nos voisins d'outre-Manche ; Instantanés d'Angleterre ; Vingt jours dans le Nouveau-Monde." (Gustave Geoffroy, Préface de Pietro Longhi, 1924).


"L'Angleterre juive : Israël chez John Bull. - Le titre et la façon dont le sujet est divisé montrent que l'auteur de ce livre a sans cesse eu devant les yeux la France Juive de Drumont. Et sans doute l'on dit qu'il faut viser haut ; mais il n'est pas sans danger d'évoquer dans l'esprit du lecteur des ouvrages trop illustres : on peut avoir à souffrir de la comparaison. Il y avait certainement à écrire sur la place et le rôle des Juifs dans l'Angleterre contemporaine une étude des plus intéressantes. Il a peut-être manqué à M. Théo-Doedalus, pour l'écrire, d'avoir assez nettement circonscrit sa matière, et, ayant à l'avant arrêté ses limites, d'avoir su s'y tenir. Sans cesse, à la lecture de son livre, on a l'impression qu'il va creuser son sujet, sortir des généralités et arriver enfin au détail significatif ; et, sans cesse aussi, l'on est déçu : l'auteur abandonne le sujet après l'avoir effleuré, passe à autre chose, ou, ce qui est pire, se perd dans des incidentes. Si bien, qu'après ce livre, où, certes, la connaissance de l'Angleterre ne manque pas, et où l'on sent perpétuellement que l'auteur, embarrassé d'un sujet trop vaste, n'a pas eu le temps ni la place de dire tout ce qu'il sait, la question reste encore en surplus de savoir comment l'Angleterre réagit à l'égard du Juif, et s'il est bien exact que, comme elle le prétend, elle soit arrivée à l'assimiler par en haut. Il faut souhaiter que quelque jour une étude plus approfondie nous soit donnée sur ce sujet si plein d'intérêt ; son auteur ne pourra pas ignorer l'ouvrage de M. Théo-Doedalus. [Signé] J.A." (Revue Critique des Idées et des Livres (25 sept. 1913, tome XXII, n°131, page 377-378).



"L'Angleterre Juive : Israël chez John Bull, by Theo-Doedalus, published in Paris by Fontemoing, is a vicious, intemperate attack on the Jews of England, made in the name of much abused Psychology. It would be too mild altogether to merely describe the book as "a stroogly worded anti-Semitic study. etc." (Revue Critique des Idées et des Livres)

Dans la Revue Hebdomadaire de 1900 où il est écrit (en parlant de la guerre de l'Angleterre contre les Boers en Afrique du Sud) : "Relisez à cet égard l'enquête de M. Octave Uzanne sur l'Angleterre Juive." Cette enquête dont il est question ici a été publiée dans le journal antisémite dirigé par Edouard Drumont, La Libre Parole, en 1900. En parcourant rapidement L'Angleterre Juive (1913) ont lit page 354-355 : "Il y a là un singulier optimisme, M. Octave Uzanne, en 1900, signalait dans la Libre Parole les journaux suivant ayant des directions ou des attaches antisémites (sic)."

Les autres arguments quant à la paternité de ce texte sont développés dans notre article sur le site Octave Uzanne (5 octobre 2012).


Octave Uzanne est âgé de 62 ans au moment de la publication de cet ouvrage qui tranche foncièrement avec tout ce qu'il a pu écrire auparavant. Son ouvrage intitulé Instantanés d'Angleterre qui paraîtra tout juste un an plus tard, en 1914, n'évoque absolument pas cette question.

BEL EXEMPLAIRE DE CE LIVRE RARE.

Prix : 600 euros



mercredi 27 avril 2016

Bibliophilie Curiosa : Reliure originale parlante sur La Légende des Sexes du Sire de Chambley (Edmond Haraucourt). Edition originale imprimée à 212 exemplaires. Celui-ci imprimé sur vergé teinté et dédicadé à Eugène Demolder (gendre de Félicien Rops).


LE SIRE DE CHAMBLEY (Edmond H...) [Edmond HARAUCOURT]

LA LÉGENDE DES SEXES. POÈMES HYSTÉRIQUES.

Imprimé à Bruxelles pour l'auteur. 1882 (date sur la couverture et le titre). Achevé d'imprimer le 15 avril 1883 (colophon).

1 volume in-8 (23,5 x 15,5 cm) de 147-(1) pages.

Reliure bradel plein papier japonais rose chair, technique des plats rapportés, dos de papier japonais marron, plats décorés en relief et en creux (sexe de femme en creux stylisé au centre du premier plat avec le titre qui l'entoure en lettres capitales en relief - sexe d'homme en relief stylisé au centre du second plat), doublure et feuillets de garde de papier japonais marron, tranchefile main bicolore marron et rose chair (reliure moderne de création). Relié sur brochure, non rogné, couverture conservée (rousseurs). Texte imprimé sur papier vergé teinté. Emboîtage décorée assorti.


IL A ÉTÉ TIRÉ DE CET OUVRAGE DEUX CENTS EXEMPLAIRES, EN DEUX SÉRIES, ET DOUZE EXEMPLAIRES SUR JAPON. CES VOLUMES, TOUS NUMÉROTÉS ET PARAPHÉS PAR L'AUTEUR, NE POURRONT ETRE VENDUS.

CELUI-CI UN DES 200 EXEMPLAIRES DE LA DEUXIEME TRANCHE "b" (b.87).


EXEMPLAIRE OFFERT PAR L'AUTEUR A SON AMI EUGÈNE DEMOLDER avec cet envoi daté et localisé.

"A Eugène Demolder,
souvenirs affectueux.
[signé] Edmond Haraucourt
n° b. 87
La Guimorais
2-7 sept. 95"

Eugène Demolder, écrivain belge d'expression française né à Molenbeek-Saint-Jean le 16 décembre 1862 et mort à Essonnes le 8 octobre 1919, était à la fois romancier, conteur et critique d’art. Après des études de droit, il s'inscrit au Barreau de Bruxelles. En 1895, il épouse Claire Rops, fille de Félicien Rops. Il est nommé juge de paix en 1897. Il meurt à Essonnes, dans l'ancienne demeure de son beau-père.



L'envoi est signé de La Guimorais. Dans une lettre de Félicien Rops à Henri Detouche de septembre 1895, il est question d'une visite d'Edmond Haraucourt et d'Eugène Demolder à La Guimorais. Rops invite Detouche à le rejoindre et à séjourner à La Guimorais "avec boîtes à couleurs", ajoutant que "Haraucourt est venu huit jours et le bon Flamand Eugène Demolder (...) vous fera compagnie". La Guimorais était une propriété de Rops non loin de Saint-Malo, en Bretagne.
Nous savons, par l'envoi de cet exemplaire de la Légende des Sexes, confirmé par cette lettre, que Félicien Rops, Edmond Haraucourt et Eugène Demolder furent réunis du 2 eu 7 septembre 1895 à La Guimorais près de Saint-Malo.

Jolie reliure allusive de création moderne.

Provenance : Bibliothèque Eugène Demolder. (l'exemplaire était resté broché).



La Légende des Sexes est le premier ouvrage de l'auteur. Haraucourt a 26 ans lorsqu'il publie de manière confidentielle à 212 exemplaires seulement (il existe plusieurs contrefaçons publiées ensuite) ces poèmes hystériques, véritable "épopée du bas-ventre". "Donc, dans le coït, rien ; à côté, rien. Avons-nous essayé les premiers la force contractile du sphincter anal ? (...) Avons-nous inventé le travail des langues, et le baiser adultère des taureaux ou des cygnes ? Rien ! nous n'avons rient fait, et nous ne ferons rien ! Il ne nous reste qu'un espoir, qu'un rêve irréalisé encore : l'application de l'envahissante électricité au travail voluptueux de nos sens. Et même doutons-nous, misérables que nous sommes, dans notre espérance dernière : car peut-être l'amour et le désir ne sont-ils que ces phénomènes dynamo-électriques , nos sexes, des accumulateurs ou des piles chargés de voltes et d'ampères, et desquels jaillit, par l'approche d'un pôle contraire, la resplendissante électricité de l'amour. (...)" (extrait de la Préface).

Élaboré en contre pied de la Légende des Siècles du grand Hugo, ce livre eut le succès du soufre. Du coït des atomes en passant par le Sonnet pointu ou le Sonnet honteux, ce volume composé de 39 poèmes est une aventure textuelle au pays des libertés curieuses.


Sonnet honteux

L'anus profond de Dieu s'ouvre sur le Néant,
Et, noir, s'épanouit sous la garde d'un ange.
Assis au bord des cieux qui chantent sa louange,
Dieu fait l'homme, excrément de son ventre géant.
Pleins d'espoir, nous roulons vers le sphincter béant
Notre bol primitif de lumière et de fange ;
Et, las de triturer l'indigeste mélange,
Le Créateur pensif nous pousse en maugréant.
Et un autre…



Sonnet pointu


Reviens sur moi ! Je sens ton amour qui se dresse ;
Viens, j'ouvre mon désir au tien, mon jeune amant.
Là... Tiens... Doucement... Va plus doucement...
Je sens, tout au fond, ta chair qui me presse.
Rythme bien ton ardente caresse
Au gré de mon balancements,
O mon âme... Lentement,
Prolongeons l'instant d'ivresse.
Là... Vite !
Plus longtemps !
Je fonds ! Attends,
Oui, je t'adore...
Va ! va ! va !
Encore.
Ha !



La jeune

J'ai rêvé d'une vierge impécable, aux yeux froids,
Qui d'un bond, émergeant des moiteurs de sa couche,
Vient accrocher le poids de son corps à ma bouche
Et pointe sur mon coeur le roc de ses seins droits.
Longtemps, pieuse et chaste, elle a porté la croix
De l'orgueil vertueux que nul désir ne touche ;
Mais voilà que le rut s'est éveillé, farouche,
Et la chair en révolte a réclamé ses droits...
Elle plaque à ma peau la peau d'un ventre ferme,
Et furieusement crispée, elle m'enferme
Dans l'effort ingénu de sa lubricité.
Ses canines d'enfant mordent ma chair de mâle...
A moi, toute ! Et la fleur de sa nubilité,
Pourpre, s'épanouit sous l'onde baptismale.


SUPERBE RELIURE ORIGINALE.

BEL EXEMPLAIRE DE CE LIVRE TOUJOURS RECHERCHÉ.

PROVENANCE TRÈS INTÉRESSANTE.

Prix : 2.500 euros



Estampe originale : MORI ME COGIS. Eau-forte et pointe sèche par Joseph Apoux. Vers 1880-1890 ? Belle épreuve sur papier de Hollande.


[Joseph APOUX]

MORI ME COGIS

Eau-forte et pointe sèche par Joseph Apoux

Vers 1880-1890 ?

21 x 18,5 cm (cuvette) - 37 x 28 cm (feuille)

Épreuve sur papier de Hollande

TRÈS BON ÉTAT.

VENDU

Bibliophilie Napoleoniana et Vin Mariani : La Panacée du Capitaine Hauteroche par Octave Uzanne, illustré par Eugène Courboin. 1 des 50 exemplaires sur Japon (en feuilles).


Octave UZANNE - Eugène COURBOIN, illustrateur

LA PANACÉE DU CAPITAINE HAUTEROCHE par Octave Uzanne. Illustrations hors texte à l'aquarelle par Eugène Courboin.

Paris, Henry Floury, 1899

1 volume in-folio (32,5 x 25,5 cm), en feuilles, couverture rempliée moderne en papier décoré fait main, 63 pages, 1 illustration à mi-page et 15 illustrations à pleine page tirées hors-texte. Le premier plat de couverture est présent mai sali. Exemplaire à relier ou à conserver tel quel.

ÉDITION ORIGINALE.

TIRAGE A 500 EXEMPLAIRES.


CELUI-CI, 1 DES 50 EXEMPLAIRES DE LUXE SUR PAPIER DU JAPON.


ON JOINT UNE SUITE DES 15 ILLUSTRATIONS AQUARELLÉES SUR PAPIER VÉLIN TEINTÉ.




Voici un livre finalement assez peu connu d'Octave Uzanne. Une fiction littéraire assez courte, écrite en hommage à deux héros : d'une part Angelo Mariani et son vin tonique, pour lequel ce conte est écrit ; d'autre part en hommage au célèbre grognard bourguignon, le Capitaine Coignet. Il est assez étonnant de constater que personne parmi les critiques et autres bibliographes ou chroniqueurs littéraires du temps n'a fait le rapprochement pourtant si évident entre le personnage fictif du Capitaine Hauteroche et le Capitaine Coignet. Le détournement d'une réalité historique par Octave Uzanne est une évidence qui saute aux yeux de celui qui sait lire entre les lignes de cet aimable conte des guerres de l'Empire, hommage aux Vieux de la vieille. Si dans le conte d'Uzanne le vieux grognard tient un débit de boisson et de tabac à Vendôme, c'est à Auxerre que le vieux grognard Coignet tenait un débit de tabac. Le jeune Uzanne l'a bien connu dans sa prime jeunesse bourguignonne (lire notre article à ce sujet). Il meurt à Auxerre en 1865, Octave Uzanne a 14 ans. Ayant participé à seize campagnes militaires et quarante-huit batailles, Coignet ne fut curieusement jamais blessé (est-ce vrai ?). Ce petit miracle supposé, Uzanne, transposant cette histoire, l'attribue aux vertus excellentes d'un vin à la coca que le grognard utilise à chaque fois que le besoin s'en fait sentir, comme un philtre protecteur. Ce vin venu du Pérou par un soldat rencontré sur le champ de bataille deviendra ce vin Mariani si recherché pour ses vertus régénératives. Voici comment Octave Uzanne explique ceci avec humour à le toute fin du conte : "Depuis lors, - mon cher Angelo Mariani, - Corse conquérant et militant, vous êtes venu doter la France de ce vin de coca qui a fait notre santé et notre réconfort aux heures des plus mornes dépressions. – D’où teniez-vous la recette ? – Le grand Empereur l’avait-il connue ? Avait-il goûté sur un champ de bataille à la gourde magique du brigadier Clasquo et a-t-il transmis à quelqu’un de ses compatriotes, qui sont les vôtres, le secret de la Panacée du capitaine Hauteroche ? - J’aime à le supposer et il me plaît, dans mon admiration pour le héros et ma profonde amitié pour vous, d’associer vos deux noms dans la victoire constante de votre inimitable vin sur l’humanité si facilement mise en déroute. En tout cas, je ne bois jamais – ainsi qu’il m’arrive chaque jour – un verre de vin Mariani sans songer à l’Épopée Napoléonienne et aux exploits de ce vieux dur à cuire de capitaine Hauteroche, qui, grâce à sa précieuse liqueur, supporta toutes les guerres de l’Empire, y compris la terrible retraite de Russie, jusqu’à la fatidique bataille de Waterloo. C’est pourquoi je me suis complu à écrire ce conte qu’illustrent de si magistrales compositions du peintre militaire Eugène Courboin, en qui vibre l’âme belle, claire et limpide des héroïques soldats d’autrefois."

Uzanne s'amuse à présenter son ami Angelo Mariani comme une sorte de prophète-magicien qui a offert au monde cette panacée universelle qui guérit tous les maux. Même si l'écriture de ce conte gentillet est en quelque sorte une commande de la part d'Angelo Mariani lui servant tout à la fois de réclame pour son vin merveilleux et de flatterie pour le bibliophile amateur de belles éditions qu'il était, il n'en reste pas moins que ce livre pour ainsi dire oublié aujourd'hui, permet à Octave Uzanne, une fois de plus, de montrer son érudition (les détails des batailles militaires sont bien présentés et semblent pris aux meilleures sources - sans doute aux sources mêmes des Cahiers du Capitaine Coignet). Par ailleurs, de par la richesse de son illustration, Octave Uzanne a fait de ce livre de grand format (32 x 23,5 cm environ) un très beau livre de bibliophilie. Le tirage a été limité à 500 exemplaires (comme la plupart des autres Contes à Mariani), 450 exemplaires sur vélin et 50 exemplaires sur papier du Japon. L'illustrateur choisi par Uzanne, Eugène Courboin, fidèle collaborateur des belles éditions de l'auteur depuis 1890, a donné une série de 15 dessins au trait pleine page ainsi qu'un dessin à mi-page au début du volume (ainsi qu'une couverture illustrée).

RARE SUR PAPIER JAPON.

Prix : 550 euros



mardi 26 avril 2016

La Philosophie chimique de Fourcroy (1795), deuxième édition. "Fourcroy eut le mérite incontestable d'avoir, par ses ouvrages et par son enseignement, contribué plus qu'aucun autre de ses collègues à populariser la chimie" (Hoefer, Biographie universelle).


Antoine François FOURCROY

PHILOSOPHIE CHIMIQUE OU VÉRITÉS FONDAMENTALES DE LA CHIMIE MODERNE disposées dans un nouvel ordre, par A. F. Fourcroy. Seconde édition.

Paris, Dupont Imprimeur-Libraire [Dupont de Nemours], An III (1795)

1 volume in-8 (20 x 12,5 cm), de 174 pages.

Reliure demi-basane de la première moitié du XIXe siècle, dos orné, manque de cuir à l'extrémité de la coiffe supérieure, légers frottements, intérieur frais.

DEUXIÈME ÉDITION.

Signé par l'auteur au verso du titre pour authentifier l'édition.

Important ouvrage publié pour la première fois en 1792. Chimiste et homme politique français, Fourcroy (1755-1809) est né et mort à Paris. Clerc d'avoué, Antoine de Fourcroy est encouragé par Félix Vicq d'Azyr à étudier la médecine. Reçu docteur en 1780, il enseigne la chimie de 1783 à 1787 à l'École vétérinaire d'Alfort. En 1787, il publie en collaboration avec Guyton de Morveau, Lavoisier et Berthollet la Méthode de nomenclature chimique, qui révise et codifie les termes utilisés. À partir de 1784, il est professeur de chimie au Jardin du roi (sa Philosophie chimique a été traduite en onze langues). Il siège jusqu'en 1795 à la Convention et participe à la création ou à la réorganisation de nombreuses institutions (écoles de médecine et de droit, Ponts et Chaussées, Centrale, Polytechnique où il enseigne la chimie, lycées et collèges). Il fait adopter la loi sur les poids et mesures. Ses travaux scientifiques concernent l'analyse de minéraux (il montra notamment en 1804 l'identité de composition chimique de l'aragonite et de la calcite, les deux formes de carbonate de calcium), le quinquina, plusieurs composés détonants, les céréales, le tartre des dents, le lait, la bile. Parmi ses œuvres, on peut citer Recherches sur le métal des cloches, Entomologia parisiensis (1785), Éléments d'histoire naturelle et de chimie (1786), La Médecine éclairée par les sciences physiques (1791), Analyse chimique de l'eau sulfureuse d'Enghien (1788) et Traité complet des eaux minérales de France (1792). Il a inventé l'analyse immédiate. Conseiller d'État, comte d'Empire, il meurt dans l'amertume de n'avoir pas occupé le rang le plus élevé de l'Université (source Universalis).

Belle impression sortie des ateliers de Dupont de Nemours.

Références : "Fourcroy eut le mérite incontestable d'avoir, par ses ouvrages et par son enseignement, contribué plus qu'aucun autre de ses collègues à populariser la chimie" (Hoefer, Biographie universelle) ; Hoefer (Ferdinand), Histoire de la chimie, II, 556-557. ; Duveen (Denis I.), Bibliotheca Alchemica et Chemica, p. 225.

TRÈS BON EXEMPLAIRE.

Prix : 300 euros

lundi 25 avril 2016

Bibliophilie : Dialogues des courtisanes par Lucien (traduction Jules de Marthold). Edition bibliophilique de 1900 illustrée de plus de 120 lithographies en couleurs par Emile Berchmans. Exemplaire de l'éditeur de livres érotiques Charles Carrington et de l'auteure sulfureuse Renée Dunan (avec son rare ex libris).


LUCIEN (Lucien de Samosate)

DIALOGUES DES COURTISANES. Traduction nouvelle par Jules de Marthold. Compositions et lithographies de Emile Berchmans.

Edition Boudet, Librairie Lahure, Paris, s.d. (vers 1900)

1 volume in-4 (29 x 20,5 cm), broché, couverture illustrée, illustrations en couleurs hors-texte et dans le texte (frontispice pleine page pour chaque dialogue et bandeaux). Brochage faible dû à un papier vélin de cuve très épais, dos fendillé, à relier. Très beau premier plat de couverture imprimé en lithographie en couleurs et rehaussé à la gouache et pastels à la main.


NOUVELLE ÉDITION.

PREMIER TIRAGE DES LITHOGRAPHIES D’ÉMILE BERCHMANS.

TIRAGE A 550 EXEMPLAIRES.

CELUI-CI, EXEMPLAIRE NOMINATIF IMPRIMÉ POUR L'AUTEUR-TRADUCTEUR, JULES DE MARTHOLD, SUR PAPIER A LA FORME DES PAPETERIES DU MARAIS.


EXEMPLAIRE A DOUBLE PROVENANCE INTÉRESSANTE :

- EXEMPLAIRE DE L’ÉDITEUR DE LIVRES ÉROTIQUES ET SULFUREUX CHARLES CARRINGTON (offert à Charles Carrington par Jules de Marthold avec envoi autographe).

- EXEMPLAIRE DE RENÉE DUNAN, CÉLÈBRE ET SULFUREUSE AUTEUR DE ROMANS ÉROTIQUES ET LIBERTAIRES DES ANNÉES 1920-1930 (avec son grand ex libris saphique 12 x 9 cm. env., gravure au sucre - voir photo).


Ce volume a été exécuté sous la direction artistique de G. Boudet, les illustrations ont été composées et lithographiées par Emile Berchmans. Les lithographies ont été tirées par Aug. Bénard, imprimeur à Liège. La partie typographique a été exécutée par l'imprimerie Lahure avec les encres de la maison Ch. Lorilleux.






On trouve dans cette superbe édition illustrée : 15 fronstipices pour les 15 dialogues ainsi que 95 bandeaux, et 15 culs-de-lampes. Soit plus de 120 lithographies en couleurs d'un très beau tirage sur un luxueux papier resté ici immaculé.

Lucien de Samosate (env. 120 - 180 apr. J.C.) était un rhéteur et satiriste de Syrie qui écrivait en grec, dans un style néo-attique. Il naquit à Samosate, dans la Syrie, alors province romaine, et mourut en Égypte. Il fut sculpteur puis avocat et voyagea dans tout l'Empire romain. Les quinze dialogues des courtisanes sont des tableaux de mœurs très vivants qui pourraient sans trop de difficulté être transposés à notre époque tant ils paraissent modernes.

TRÈS BON EXEMPLAIRE DE CE SUPERBE OUVRAGE AYANT APPARTENU TOUT D'ABORD A L’ÉDITEUR CHARLES CARRINGTON PUIS A RENÉE DUNAN.

Prix : 950 euros


Conte à Mariani : Trois filles et trois garçons, dessins de Louis Morin (1899). Tirage à 500 exemplaires. Bel exemplaire.


Maurice MONTEGUT - Louis MORIN, illustrateur

TROIS FILLES ET TROIS GARÇONS. Dessins de Louis Morin.

Paris, Librairie Henri Floury, 1899

1 volume in-folio (33,4 x 25,3 cm), broché de 15 feuillets non chiffrés (30 pages). Illustrations aquarellées à la main dans le texte (titre et grands bandeaux). Couverture illustrée en couleur. Très bon état.

TIRAGE A 500 EXEMPLAIRES.


CELUI-CI, 1 DES 450 EXEMPLAIRES SUR PAPIER VÉLIN SATIN.




Ce conte a été achevé d'imprimer pour Angelo Mariani sur les presses de la typographie Firmin-Didot au Mesnil-sur-l'Estrée et à Paris le 20 septembre 1899. Le coloris est de M. Greningaire.


Ce volume fait partie d'une série de volumes publiés à la gloire du célèbre vin tonique à la coca fabriqué et propagé par Angelo Mariani.


Exemplaire offert par Joseph Uzanne (directeur de la publicité chez Mariani) avec cet envoi autographe au coloriste Greningaire : "à M. Greningaire, à l'habile coloriste, souvenir bien cordial de Joseph Uzanne."


Louis Morin, de son nom complet Louis de Gonzague Anne Optat Morin est né le 5 août 1855 à Paris et est mort le 2 juin 1938 à Migennes. Caricaturiste, illustrateur et peintre français, il signe également « Loys » ou « Loÿs ». Né rue de Tournon, Louis Morin est le fils de Joseph Morin, propriétaire, et de Marie Gervaise Olympe Muray. En 1892, il organise en soirée au musée Grévin des spectacles d'ombres sur des thèmes variés, accompagnés par une musique de Gaston Paulin. Il est le fondateur de la « Société des dessinateurs humoristes » en 1904 et réalise, en plus de son travail d'illustrateur, la peinture murale de la coupole du magasin du Printemps, des figures pour le spectacle du théâtre d'ombres du cabaret Le Chat noir et a participé à L'Assiette au beurre, la Revue des quatre saisons et au Figaro illustré. Il reçoit la médaille d'or à l'exposition universelle de 1900. Il a vécu quelques années à Varennes-Jarcy, où il est recensé en 1906 et 1911. Parrainé par Jules Chéret, il est promu chevalier de la Légion d'honneur le 27 mai 1914.



Superbe illustration par Louis Morin.

BEL EXEMPLAIRE DE CE TRÈS JOLI LIVRE.

Prix : 350 euros



Conte à Mariani : Cypsélos l'invincible, conte Grec par Jean Bertheroy, avec 32 illustrations par Augustin Poupart (1904). Tirage à 300 exemplaires seulement. Bel exemplaire.


Jean BERTHEROY - Augustin POUPART, illustrateur

CYPSÉLOS L'INVINCIBLE, conte Grec. Par Jean Bertheroy. Trente-deux compositions en couleurs par Augustin Poupart.

Paris, Librairie Henry Floury, 1904

1 volume in-folio (33 x 25 cm), broché de 33 pages. 32 compositions aquarellées au pochoir dans le texte (dont 2 hors-texte). Couverture illustrée en couleur.

TIRAGE A 300 EXEMPLAIRES.

CELUI-CI, 1 DES 275 EXEMPLAIRES SUR PAPIER VÉLIN SATIN.

EXEMPLAIRE ENRICHI D'UN PORTRAIT DE L'AUTEURE SUR PAPIER DU JAPON.



Ce conte a été achevé d'imprimer pour Angelo Mariani sur les presses de la typographie Firmin-Didot au Mesnil-sur-l'Estrée et à Paris le 29 février 1904. Le coloris est de M. Greningaire.


Ce volume fait partie d'une série de volumes publiés à la gloire du célèbre vin tonique à la coca fabriqué et propagé par Angelo Mariani.

Exemplaire offert par Joseph Uzanne (directeur de la publicité chez Mariani) avec cet envoi autographe au coloriste Greningaire : "à M. Greningaire, le "bon" coloriste, en souvenir de notre déjà vieille collaboration et en témoignage amical. Joseph Uzanne, octobre 1904".

Superbe illustration par Augustin Poupart. Ce volume tiré à petit nombre est un bel exemple d'illustration néo-classique "Art Nouveau" inspiré de la Grèce antique. On y trouve de jolies frises mais aussi de belles compositions empreintes de symbolisme fin de siècle.

Jean Bertheroy, contrairement à ce que laisse entendre son prénom, est une femme auteure. De son vrai nom Berthe-Corinne Le Barillier, née à Bordeaux le 4 juillet 1868 et morte à Cannes le 24 janvier 1927, femme écrivain française, elle collabora au Figaro et à la Revue des deux Mondes. Très célèbre à son époque, elle fut la première secrétaire du jury Fémina en 1904, milita pour l’amélioration de la condition féminine et reçut la Légion d'honneur au grade de chevalier. Elle fut membre de la Société des gens de lettres, et trois fois lauréate de l'Académie française. Remarquée d'abord pour ses poésies, elle se tourna vers le roman historique, puis le roman moderne. Son œuvre, si elle est assez largement tombée dans l'oubli, ne manquait pourtant pas de qualités, servie par un style sobre et une documentation toujours très solide. La part la plus consistante de son œuvre est probablement celle consacrée à l'antiquité romaine, qu'il vaut la peine de lire aujourd'hui encore. Son souvenir reste présent à Montmorency où elle se fit construire une maison en 1891, 5, rue de l'Hermitage, à proximité immédiate de l'Hermitage de Jean-Jacques Rousseau, un écrivain qu'elle admirait. (source Wikipédia).

Ce volume est l'un des Contes à Mariani, en édition de luxe (grand format) dont le tirage est le plus restreint (habituellement le tirage a été de 500 exemplaires).

Augustin Poupart a également dessiné une jolie carte de voeux pour Joseph Uzanne pour la nouvelle année 1905 (quelques mois seulement après avoir illustré ce volume). Augustin Poupart, malgré un talent d'illustrateur indéniable, riche des influences de son époque, n'a laissé partiquement aucune trace dans l'histoire des arts. On retrouve dans ses dessins tout à la fois l'influence d'Alfons Mucha et celle d'Henri Caruchet.

BEL EXEMPLAIRE DE CE TRÈS JOLI LIVRE.

Prix : 500 euros



jeudi 21 avril 2016

CATALOGUE PDF à lire en ligne ou à télécharger - La Librairie ancienne et moderne L’amour qui bouquine est heureuse de vous présenter sa Sélection de Printemps !


Madame, Monsieur,
La Librairie ancienne et moderne L’amour qui bouquine
est heureuse de vous présenter sa Sélection de Printemps !
Cliquez sur l’image ci-dessous pour prendre connaissance du catalogue
Lecture en ligne ou Téléchargement du fichier PDF

Le Bibliophile aura sous les yeux quelques livres choisis pour le plaisir de lire autant que pour le plaisir de voir. De jolis exemplaires brillamment reliés côtoient de bons textes savoureux, à découvrir ou à redécouvrir, le tout savamment mélangé par le libraire, présenté dans le désordre le plus complet, comme toujours, et ceci afin d’aiguiser la curiosité des amateurs modernes un peu trop blasés par la facilité numérique. Merci à celles et ceux qui auront la curiosité de découvrir ce catalogue par le détail.
Bonne découverte ! Bonne lecture !

Bertrand Hugonnard-Roche


Les visuels présentés dans ce catalogue sont traités artistiquement. Se référer au détail des fiches bibliographiques ou demander au libraire pour obtenir plus de photos ou tout autre renseignement.

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Conditions de vente conformes à la librairie ancienne et moderne


Bien cordialement,

Bertrand Hugonnard-Roche

Librairie L'amour qui bouquine
Beaux livres anciens et modernes de collection

14 rue du Miroir
21150 Alise-Sainte-Reine
France

Tél : 06 79 90 96 36
contact : librairie-alise@orange.fr

Sites internet /catalogue en ligne :

www.librairie-varia.com (livres tous thèmes)

www.librairie-curiosa.com (livres érotiques pour adultes)

mercredi 20 avril 2016

Bibliophilie : La Reine Morte d'Henri de Montherlant (1949) illustrée par Albert Decaris. 1 des 38 exemplaires avec deux suites des burins. Magnifique exemplaire relié à l'époque par Philippe Gunst à Strasbourg.


Henri de MONTHERLANT - Albert DECARIS, illustrateur

LA REINE MORTE. Gravures de Decaris.

Les Presses de la Cité, 1949

1 volume in-folio (33,5 x 27 cm) de 176-(1) pages. Couverture ornée d'une grande pointe sèche, 1 grande pointe sèche en frontispice, et 19 pointes sèches in-texte et hors-texte.

Reliure plein maroquin havane sombre, dos à trois faux gros nerfs, décor de pastilles de maroquin rouge mosaïquées portant chacune l'empreinte dorée d'une fleur de lys, décor de filets dorés et à froid courant tout au long de la reliure dos compris, tête dorée ciselée (fleurs de lys et filets), doublure de soie rouge sang, pastilles de maroquin rouge dans les angles identiques à celles des plats, filets dorés, relié sur brochure. Reliure signée PH. GUNST, STRASBOURG. Reliure parfaitement conservée. Intérieur très frais. A noter les inévitables décharges des pointes sèches sur les feuillets qui font face.



TIRAGE A 250 EXEMPLAIRES.

CELUI-CI, 1 DES 38 EXEMPLAIRES ENRICHIS D'UNE SUITE DE PREMIER ÉTAT SUR VÉLIN TEINTÉ ET D'UNE SUITE DE L'ÉTAT DÉFINITIF SUR MALACCA.



Cette belle édition a été préparée sous la direction de Sven Nielsen et de Robert Meiffrédy. La typographie a été réalisée par Coulouma imprimeur. Le tirage des gravures a été exécuté dans les ateliers de Georges Visat.

Imposante reliure signée Ph. Gunst de Strasbourg. Ce relieur fut élu au Comité de la Corporation de la Reliure Libre d'Alsace à Colmar en 1928 (2eme secrétaire). Il en devient secrétaire au lendemain de la guerre en octobre 1945, puis Président en 1957. Devenu Président d'honneur en 1962, il l'était encore en 1974.

La reliure qu'il donne ici est imposante non seulement par la taille mais également par le décor parfaitement exécuté et qui s'inscrit dans le cadre des pastiches de reliures médiévales à petits médaillons ou à cabochons. Très belle réalisation.

La Reine Morte de Montherlant a paru pour la première fois en librairie en 1942 chez Gallimard. Cette pièce de théâtre d'Henry de Montherlant a été écrite en 1942 et représentée pour la première fois le 8 décembre 1942 à la Comédie-Française dans une mise en scène de Pierre Dux avec Jean-Louis Barrault et Madeleine Renaud. Dans les années soixante le rôle d'Inès de Castro fut interprété avec talent par Geneviève Casile, sociétaire de la Comédie-Française (mise en scène Pierre Dux puis Pierre Franck), rôle qu'elle a également interprété pour la télévision dans une réalisation de Roger Iglésis. C'est une des pièces les plus connues de l'auteur, qui développe le thème classique de l'amour contrarié par la raison d'État. Cette pièce est librement inspirée de l'histoire des rois de Portugal Alphonse IV et Pierre Ier et d'Inés de Castro, d'après le drame espagnol Reinar después de morir (Régner après sa mort), de Luis Velez de Guevara.

« Avoir écrit La Reine Morte suffit à justifier une vie » (Maurice Maeterlinck)



SUPERBE EXEMPLAIRE PARFAITEMENT CONSERVÉ.

VENDU