vendredi 3 février 2017

Linguistique et belle langue française au XVIIe siècle : les Doutes sur la langue Françoise par Dominique Bouhours (1675). Seconde édition. Reliure de l'époque.


BOUHOURS (Dominique).

DOUTES SUR LA LANGUE FRANÇAISE proposés à Messieurs de l'Académie Française par un gentilhomme de province. Seconde édition.

Paris, Chez Sébastien Mabre-Cramoisy, 1675

1 volume in-12 (15,5 x 9 cm) de (8)-281-(19) pages.

Reliure de l'époque plein veau brun, dos à nerf  orné. Usures avec manque de cuir le long d'un mors et courant sur une petite partie du dos, coiffe supérieure et coins usés, plats épidermés et frottés, intérieur frais. Il manque les gardes blanches.

SECONDE ÉDITION.

La première édition date de 1674 soit un an auparavant. Cet ouvrage a été sévèrement critiqué par le grammairien Ménage. Cela n'a pas empêché sa renommée de s'étendre, bien au contraire. Bouhours se présentait comme « le maître à penser et à écrire de sa génération » et « était lié avec Boileau, La Fontaine et Racine, dont il corrigeait les pièces ». Près de deux siècles plus tard, dans ses Contemplations, Victor Hugo critiquera violemment Bouhours pour avoir contribué à imposer à la langue le carcan du bon usage: Au panier les Bouhours, les Batteux, les Brossettes ! À la pensée humaine ils ont mis les poucettes. Les écrits de Bouhours sont toutefois précieux pour l'éclairage qu'ils fournissent sur les idées du temps et la sagacité avec laquelle celui-ci identifie les mots pourvus d'une nouvelle acception ainsi que les mots à la mode. (source Wikipédia).

L'ouvrage se divise en cinq parties : doutes sur les mots ; doutes sur les phrases ; doutes sur la construction ; doutes sur ce qui regarde la netteté du langage et enfin, doutes sur ce qui regarde l'exactitude du style.

Bouhours fut l'ami et le confident de Bussy-Rabutin comme en atteste sa correspondance.

BON EXEMPLAIRE DE CET OUVRAGE PEU COMMUN.

Prix : 250 euros